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Notre sélection (avril 2007)

Notre historique (jusqu'à septembre 2001)

La sélection TransVie

NOTRE SELECTION

15 avril 2008 - CONSEIL DE L'EUROPE (source: http://www.euro-fam.org  ) vote prévu le 16 avril sur le Rapport de Madame Gisela WURM, (Autriche, Groupe socialiste) sur l'accès à un avortement sans risque et légal en Europe.

Pour Agir tout de suite: accédez au site de www.euro-fam.org 

Les enjeux

le Conseil de l'Europe devrait voter le 16 avril un rapport de Madame Gisela WURM, (Autriche, Groupe socialiste) sur l'accès à un avortement sans risque et légal en Europe.

Ce rapport suggère que l’Assemblée parlementaire devrait par conséquent inviter les Etats membres du Conseil de l’Europe à:

- dépénaliser l’avortement si ce n’est déjà fait;

- garantir l’exercice effectif du droit des femmes à l’avortement et lever les restrictions qui entravent, en fait ou en droit, l’accès à un avortement sans risque;

- adopter, en matière de santé sexuelle et reproductive, des stratégies appropriées qui incluent l’accès des femmes et des hommes à une contraception de coût raisonnable et adaptée ainsi que l’éducation obligatoire des jeunes à la sexualité et aux relations entre partenaires.

Le cadre institutionnel

Le Conseil de l'Europe comprend 47 Etats membres sur tout le continent européen réunissant 800 millions de personnes: son influence culture est très grande. Pour de nombreux pays, il s'agit de la première marche pour accéder à l'Union européenne.

Le Conseil de l'Europe est la seule organisation internationale ayant une compétence en matière du droit à la vie.

L’Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) se réunit quatre fois l’an pour une session plénière d’une semaine au Palais de l’Europe à Strasbourg. Les 318 représentants et 318 suppléants sont nommés par les parlements nationaux, qui les choisissent en leur sein. Chaque pays a entre deux et dix-huit représentants, selon sa population, qui reflètent de manière équilibrée les forces politiques représentées au parlement national.

Outre l’anglais et le français, qui sont les langues officielles du Conseil de l’Europe, l’APCE utilise l’allemand, l’italien et le russe comme langues de travail.

Les travaux de l’Assemblée sont préparés par dix commissions et par un Bureau composé du Président de l’Assemblée, des 20 vice-présidents, des présidents des cinq groupes politiques et des présidents de commissions. Elle adopte trois types de textes: des recommandations (au Comité des Ministres), des résolutions (qui expriment son propre point de vue), et des avis (relatifs à des demandes d’adhésion, des projets de convention ou d’autres textes qui lui sont soumis par le Comité des Ministres).


Les groupes politiques
SOC Groupe Socialiste
PPE/DC Groupe du Parti Populaire Européen
ADLE Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l’Europe
GDE Groupe des Démocrates Européens
GUE Groupe pour la Gauche Unitaire Européenne

 

17 mars 2008 - FRANCE - Le "cas" médiatisé de Chantal SEBIRE (Sources: extrait de http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article-2137 par Thierry BOUTET)

Comme on le sait, dans cette affaire, l’Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD), s’est emparé du « cas » et a relayé la demande de la malade.

Comme le fait pourtant remarquer le député et médecin Jean Léonetti, auteur de la loi de 2005 qui condamne l'acharnement thérapeutique et plaide pour les soins palliatifs et les médicaments anti-douleur [1], même s'ils peuvent entraîner indirectement un décès plus rapide, « le débat ne doit pas être initié ou relancé par des histoires individuelles, dans un contexte émotionnel… Une histoire bouleversante peut entraîner une solution simpliste. Il faut différencier euthanasie, suicide assisté et appel au secours face à la souffrance. »

La question, comme le note le Dr Bernard Paternostre, adjoint au chef du service de soins palliatifs du CHU de Bordeaux, est pour une large part une question de moyens et de prise en charge par une équipe formée aux soins palliatifs : « On n'est jamais sûr de supprimer totalement la douleur, mais on peut au moins la ramener à des niveaux moins intolérables. » Et le docteur répond à ceux qui lui disent que « l'on ne permettrait pas à un animal d'endurer ce qu’endure Chantal Sébire : c'est parce que vous êtes un être humain que nous ne voulons pas vous euthanasier comme un animal ».

De son côté, le Dr Isabelle Marin, coordinatrice du réseau Onconord (cancer et soins palliatifs) à Saint-Denis et dans le Val-d'Oise, apporte le témoignage de ces patients : « Aucun d'entre eux ne m'a jamais directement demandé de lui donner la mort, ce qui ne veut pas dire qu'ils n'aient pas, à certains moments, exprimé un tel vœu auprès de leur entourage, ou des équipes soignantes… Dans la plupart des cas, nous sommes en mesure de soulager leur douleur et nous arrivons à calmer leur angoisse ».


Terrible ambiguïté

Dans le cas de Chantal Sébire, le Dr Marin relève en particulier « l'ambiguïté terrible de la demande exprimée ». Chantal Sébire dispose des médicaments pour se suicider elle même. Il est donc curieux qu’elle demande l’assistance d’un tiers. Pour Isabelle Marin , en médiatisant sa demande, Chantal Sébire « fait autre chose qu'exprimer une volonté de mort : elle dénonce en tant que vivante une législation qui l'a réduite à cet état, comme si elle était la victime des méchants adversaires de l'euthanasie ».

Pour la coordinatrice du réseau Onconord « dans ce cas qui semble épouvantable à un public qui n'accepte pas qu'il y ait de la mort dans la vie », c’est « aux médecins de veiller à ce que tout ait été bien entrepris, soit dans un centre antidouleur, soit dans un réseau de soins palliatifs pour répondre aux exigences de son cas », et non au président de la République !

On sait qu’en effet, les demandes d’euthanasie sont très peu nombreuses chez les personnes correctement prise en charges dans des unités spécialisées dans les soins palliatifs. Dans l’établissement créé par le Dr La Piana pour les personnes atteintes du VIH/Sida, sur 2000 patients pris en charge, une dizaine a persévéré dans une demande d'euthanasie. Quant au docteur Dr Daniel Dérouville, médecin chef de service à la maison Jeanne-Garnier à Paris, il estime que « le médecin doit aller au bout de ses ressources thérapeutiques et ne jamais se hâter inconsidérément… Nous devons veiller à prendre le temps d'agir sur tous les types de souffrance et à laisser le temps au patient de réitérer sa demande. Si tant est qu'il persiste dans sa volonté de mort. »

Dans La Croix, le père Patrick Vespieren, responsable du département d'éthique biomédicale du Centre Sèvres, constate que la demande à une tierce personne d'abréger la vie d'un patient aboutirait à un homicide volontaire. Or le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) a déjà souligné « la valeur fondatrice de l'interdit du meurtre ». Pour le père Vespieren, on ne peut pas à la fois souhaiter la mobilisation pour les soins palliatifs et permettre que, dans les cas difficiles, il devienne possible de donner la mort. « La dépénalisation de l'euthanasie entraînerait une démobilisation du monde médical. »

Les suggestions pratiques de Benoît XVI

Des prises de position conformes aux recommandations de Benoît XVI aux participants du Congrès international consacré aux orientations éthiques et pratiques de l'assistance aux malades graves et incurables, que l'Académie pontificale pour la vie vient d’organiser. Pour Benoît XVI « même si elle sait que la science ne rachète pas l'homme, la société, en particulier les milieux médicaux, a le devoir d'assister et de garantir le respect de la vie humaine, à chacun des stades de son développement terrestre, plus encore dans la maladie ou à son stade terminal ».

Pour le pape, « il s'agit d'assurer à chaque personne qui en a besoin le soutien nécessaire à travers des thérapies et des interventions médicales adéquates, individualisées et gérées selon les critères de la proportionnalité médicale, en tenant toujours compte du devoir moral de fournir (de la part du médecin) et d'accueillir (de la part du patient) ces moyens de préservation de la vie qui, dans cette situation, deviennent “ordinaires” ».

Et Benoît XVI ajoute :

« Le recours aux thérapies à hauts risques ou qui doivent être prudemment nommées “extraordinaires”, sera considéré moralement licite mais facultatif. De plus, il faudra toujours assurer à chaque personne les soins nécessaires et dus, ainsi que le soutien aux familles les plus éprouvées par la maladie d'un des leurs surtout si elle est grave et longue ».
Il fait aussi une suggestion :
« Alors que, pour une naissance, les parents ont des droits spécifiques pour s'absenter de leur travail… les mêmes droits devraient être reconnus aux proches au moment de la maladie d'un parent en phase terminale… Un plus grand respect de la vie humaine individuelle passe inévitablement à travers la solidarité concrète de tous et de chacun, et constitue un des défis les plus importants de notre époque ».
Pour lui, la société doit
« assurer un soutien convenable aux familles qui veulent s'engager à garder à la maison, pour des périodes relativement longues, des malades touchés par des pathologies dégénératives (cancéreuses, neurodégénératives, etc.) ou qui ont besoin d'une assistance particulièrement lourde... La collaboration entre l'Église et les institutions peut se révéler, dans ce domaine, particulièrement précieuse pour assurer l'aide nécessaire à la vie humaine au moment de sa fragilité ».

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[1] Les ambiguïtés intenables de la loi française, par P.-Ol. Arduin, Décryptage, 27 septembre 2007.
Voir aussi: http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article-2149-Euthanasie-%3A-reponse-a-Micheline-a-propos-du-drame-de-Chantal-Sebire-.html

15 mars 2008 - USA- Les candidats Obama et Clinton s'associent à la majorité au Sénat pour rejeter un projet visant à aider financièrement des femmes enceintes. Mac Cain, pour sa part, soutenait ce projet (Source: LifeNews.com Pro-Life News Report 3/15/08 #4270 ), McCain Disagrees
Les candidats démocrates à l'élection présidentielle américaine, Barack Obama and Hillary Clinton, se sont joints à la majorité pour rejeter un projet visant à offrir une aide financière aux femmes enceintes démunies et à leur enfant à naître. Leur vote contrastait avec le candidat républicain John Mac Cain. Les deux candidats démocrates ont voté contre un amendement du Sénateur Wayne Allard (Colorado) qui voulait  inclure les femmes enceintes et leurs enfants à naître dans le programme SCHIP. Les groupes pro-vie ont fortement appuyé l'amendement en question parce qu'il avait pour vocation d'aider les femmes qui, autrement, serait tentées de faire avorter en raison de soucis financiers. Le vote a fait apparaître un autre contraste entre d'une part Obama et Clinton qui sont partisans de la prise en charge illimitée des avortements par l'argent des contribuables, et d'autre part, McCain, qui s'oppose à l'avortement et a appelé à renverser l'arrêt Roe c. Wade. Le vote rejetant l'amendement a été acquis par 52 voix contre 46.

13 mars 2008 - FRANCE - Encore des réaction à la demande d'euthanasie (voir ci-dessous) de Chantal SEBIRE (Sources: http://www.lesalonbeige.blogs.com/)

Nicolas Sarkozy a demandé à son conseiller pour les questions de recherche et de santé, le professeur Arnold Munnich, chef de service à l'hôpital Necker, "d'entrer en contact" avec Mme Sébire.

"Mme Sébire a écrit au président de la République qui a été très touché par sa lettre. Le président a demandé au professeur Arnold Munnich d'entrer en contact avec elle. [Ils] se sont parlé un certain nombre de fois ces derniers temps. Le professeur a plus parlé en tant que médecin qu'en tant que conseiller du président. Il a proposé à Mme Sébire qu'un nouvel avis soit donné sur son cas par un collège de professionnels de la santé du plus haut niveau pour que l'on s'assure ensemble que toutes les ressources de la médecin sont épuisées. Ce qui reste à prouver. Ce rendez-vous médical multi-disciplinaire aura lieu dans quelques jours si Mme Sébire en accepte le principe".

Si elle refuse, c'est qu'elle est instrumentalisée, comme le pense Christine Boutin :

"On est en train d'instrumentaliser la détresse légitime de cette femme pour pouvoir arriver à légaliser l'euthanasie. Je suis scandalisée qu'on puisse envisager de donner la mort à cette femme parce qu'elle souffre et qu'elle est difforme. Ce qui est en cause c'est la souffrance de cette femme. Elle n'est pas suffisamment entourée de médecins qui l'aident à ne pas souffrir. Aujourd'hui, nous avons les moyens, les médicaments qui peuvent permettre d'atténuer cette souffrance et la supprimer. Il y a un effet médiatique dans cette affaire. Dans l'affaire Humbert cela a été la même chose: on est en train d'instrumentaliser la détresse légitime de cette femme pour pouvoir arriver à légaliser l'euthanasie. La dignité d'une personne va au-delà de l'esthétique, et donner la mort c'est un non-respect de la dignité de toute personne. C'est un échec total de laisser penser que c'est un geste d'amour ou un progrès. Si l'on fait sauter le verrou de donner le droit de donner la mort, nous allons vers une société barbare."

13 mars 2008 - FRANCE - Réagissant à la demande d'euthanasie (voir ci-dessous) de Chantal SEBIRE, la Garde des Sceaux Rachida DATI déclare que l''euthanasie contraire au droit français.
La garde des Sceaux Rachida Dati a fait part aujourd'hui de son opposition à la demande d'euthanasie de Chantal Sebire, contraire à notre droit et à son idée de la médecine.
"Cette dame demande à la justice de pouvoir exonérer de la responsabilité pénale le médecin pour lui administrer une substance létale, qui l'aidera à mourir. Ce n'est pas notre droit", a-t-elle expliqué sur France-Inter. "Nous avons fondé notre droit, et aussi bien la Convention européenne des droits de l'homme, sur le droit à la vie".
"La loi Leonetti de 2005 est une loi assez équilibrée, on évite l'acharnement thérapeutique".
"A titre personnel, la garde des Sceaux considère que la médecine n'est pas là pour administrer des substances létales", reconnaissant que ce "sont des sujets de société douloureux". 

12 mars 2008 - FRANCE - Demande d'euthanasie (?) de Chantal SEBIRE (Sources: RTL.fr, www.genethique.org, JURIVIE)

Chantal Sébire, une ancienne professeur des écoles de 52 ans, est atteinte d'une esthésioneuroblastome, tumeur évolutive incurable des sinus et de la cavité nasale.

Chantal Sébire refuse le suicide car "ce serait une capitulation face à la maladie", explique le Dr Debost. Elle refuse également d'être "sédatée" c'est à dire "qu'on endorme sa douleur et sa conscience avec. Elle veut rester lucide jusqu'au bout et demande, pour ce faire, que le corps médicale l'accompagne dans sa volonté", précise le Dr Debost. Semblant donc vouloir obtenir une mort à la carte, parfaitement planifiée, mais encadrée juridiquement, elle a écrit au Président de la république et aux médias pour qu'une loi sur l'euthanasie soit votée. La maladie orpheline qui la défigure, lui occasionne des "souffrances atroces", explique-t-elle. Elle refuse de "devenir un légume" et demande "à partir sereinement".

L'ADMD a envoyé un communiqué affirmant avoir trouvé "une faille juridique". Elle suggérerait à Chantal Sébire de "déposer une requête auprès du Tribunal de Grande Instance (TGI) concerné lui demandant de rendre une ordonnance autorisant le médecin à prescrire les médicaments nécessaires". En conséquence, Chantal Sébire a demandé, hier, mercredi 12 mars, à la justice  de « bénéficier d’un suicide médicalement assisté », c’est-à-dire d’autoriser son médecin à se procurer une potion létale qu’elle puisse absorber sous sa surveillance.

Il ne s'agit donc pas (plus ?) de demande d'euthanasie puisque l'euthanasie est l'acte posé par un tiers dans l'intention de donner la mort.

Cette requête « exceptionnelle », selon Me Gilles Antonowicz, avocat de la patiente, a été déposée devant le tribunal de grande instance de Dijon. D’après lui, la loi Leonetti sur la fin de vie « reconnaît le droit aux malades en fin de vie de refuser tout traitement et le droit de soulager leurs souffrances, mais ne dit rien lorsque les malades refusent la solution proposée qui est le coma artificiel et la mort au bout de dix à quinze jours ». Sans espérer obtenir une jurisprudence sur le sujet, Me Antonowicz souhaite « interpeller le législateur ». « C’est le dernier combat que je peux mener, s’il ne me sert pas directement, qu’il serve au moins à d’autres après moi », plaide Chantal Sébire.

Le président du tribunal a mis son jugement en délibéré à lundi prochain.

Pour le premier ministre, François Fillon, si cette demande « provoque chez beaucoup de Français beaucoup d’émotion », « il ne faut pas laisser penser aux Français qu’on pourrait régler dans le détail cette question qui est la question de la vie et de la mort ». Il s’en remet à la décision du juge, tout en rappelant qu’ « une avancée considérable » a été faite avec la loi Leonetti et qu’ « il faut avoir la modestie de reconnaître que la société ne peut pas répondre à toutes ces questions ». « Il faut que la société toute entière prenne en charge cette question et mûrisse », a-t-il conclu.

Jean Leonetti, député UMP, médecin et auteur de la loi votée en 2005 sur "le laisser mourir" explique : "le débat ne doit pas être initié ou relancé par des histoires individuelles, dans un contexte émotionnel". "Une histoire bouleversante peut entraîner une solution simpliste. Il faut différencier euthanasie, suicide assisté et appel au secours face à la souffrance."

La loi Leonetti condamne l'acharnement thérapeutique et plaide pour les soins palliatifs et les médicaments anti-douleur même s'ils précipitent la mort.

Enfin, dans La Vie, la psychologue, Marie de Hennezel, promotrice des soins palliatifs, regrette que la loi Leonetti sur la fin de vie soit "si peu appliquée" en France. Pour elle, le mot "euthanasie" est aujourd'hui utilisé pour masquer une autre question qui mérite d'être débattue, celle de l'aide au suicide.

12 mars 2008 - BELGIQUE - Le Sénat (Commission des Affaires sociale) examine divers propositions relatives au tissus et cellules humains (en ce compris les cellules souches présentent dans le cordon)

Rapporteuse : Mme Dominique Tilmans.

  1. Proposition de loi relative à la commercialisation des tissus et cellules humains (de M. Philippe Mahoux);
    4-96/1
  2. Proposition de loi relative à la commercialisation des tissus et cellules humains (de Mme Myriam Vanlerberghe et Mme Marleen Temmerman);
    4-241/1
  3. Proposition de loi visant à réglementer les banques de sang de cordon (de Mme Christine Defraigne et M. Jacques Brotchi);
    4-337/1
  4. Proposition de loi relative à l'obtention et à l'utilisation de cellules et tissus humains destinés à des applications humaines ou à des fins de recherche scientifique et modifiant la loi du 13 juin 1986 sur le prélèvement et la transplantation d'organes (de M. Patrik Vankrunkelsven);
    4-438/1
  5. Proposition de loi relative à l'établissement de normes de qualité et de sécurité pour le don, l'obtention, le contrôle, la transformation, le stockage et la distribution des tissus et cellules humains (de M. Wouter Beke et consorts);
    4-572/1

Audition :
- du Prof. Dr. Hilde Beele, Chef de service de la Banque des tissus, UZ Gent;
- du Prof. Yves Beguin, Service d'Hématologie Clinique, Ulg;
- du Dr. Christian Homsy, Chief Executive Officer, Cardio BioSciences;
- Dr. Catherine Verfaillie, Département Hématologie, KULeuven;
- de M. René Custers, Regulatory Affaires Manager, Vlaams Instituut voor Biotechnologie;
- de M. Michel Dupuis, Président du Comité consultatif de bioéthique.

12 mars 2008 - VATICAN - Les points non négociables, base du discernement politique (Source: http://www.lesalonbeige.blogs.com )

Le cardinal Angelo Bagnasco a ouvert ce lundi 10 mars les travaux du Conseil permanent de la conférence épiscopale italienne (CEI), réaffirmant, au moment ou l'Italie est en campagne, les valeurs non négociables qui doivent être à la base du discernement politique. L'archevêque de Gênes a souligné la nécessité de faire face avec détermination et clarté d'intentions au

"danger d'options politiques et législatives en contradiction avec des valeurs fondamentales et des principes anthropologiques et éthiques enracinés dans la nature de l'être humain".

Le président de la CEI a rappelé l'appel du pape concernant

"la défense de la vie humaine dans toutes ses étapes, de la conception à la mort naturelle, et la promotion de la famille fondée sur le mariage, refusant d'introduire dans la législation publique d'autres formes d'union qui contribueraient à la déstabiliser, en occultant son caractère particulier et son rôle social irremplaçable. C'est à la lumière de telles valeurs fondamentales que chaque personne est appelée à exercer son discernement, car il s'agit de valeurs qui constituent depuis toujours l'être même de la personne humaine [...] il n'y a pas de quoi s'étonner ou être scandalisé si l'Eglise réaffirme les valeurs morales qui jaillissent de la foi chrétienne, et que la raison, qui ne cesse d'enquêter sur ce qu'est l'homme, - selon l'expérience universelle - découvre souvent elle-même. Ce sont ces valeurs qui ont inspiré l'histoire de notre peuple, sa civilisation, ses horizons d'ouverture et de cohésion. [...] l'Eglise apprécie le grand bien de la raison [et la défend] aussi bien de toute prétention rationaliste qui tendrait à réduire les horizons, que de la prétention de certains fidéismes qui refusent de se donner la peine de penser".

Citant la constitution Gaudium et spes, il a rappelé que

"le Saint Synode mettait l'accent sur une série de dangers, que nous qualifierions aujourd'hui de non négociables, dans la mesure où ils minent le bien constitutif de la personne, soit tout ce qui porte atteinte à la vie même, comme toute sorte d'homicides, le génocide, l'avortement, l'euthanasie, voire le suicide. Dans cette même ligne, le Concile a longuement parlé du bien fondamental et inégalable de la famille fondée sur le mariage entre un homme et une femme. Tout comme il a parlé de l'éducation et de son extrême importance, et de la liberté que celle-ci suppose, consacrant à ce thème tout un document : la déclaration Gravissimum educationis. Vraiment, il n'y a absolument rien d'improvisé dans ce que l'Eglise aujourd'hui rappelle aux hommes et aux femmes de bonne volonté".

11 mars 2008 - Grand-Duché de Luxembourg : la dépénalisation de l'euthanasie attendra ! (Sources: Le Figaro et http://www.lesalonbeige.blogs.com )

Le 4 mars, le Conseil d’Etat du Luxembourg s’est penché sur la loi dépénalisant l’euthanasie, votée le 19 février par les députés à une courte majorité, et a demandé un second vote, qui pourra avoir lieu à partir du 19 mai.

Le même jour, les députés avaient également voté un projet de loi sur les soins palliatifs. Dans son avis du 11 décembre 2007, le Conseil d’Etat avait souligné que la proposition de loi sur l’euthanasie était incompatible avec le projet de loi sur les soins palliatifs. Il rappelait que dans son avis précédent, du 13 juillet 2007, il « avait affirmé l’interdiction faite au médecin de provoquer délibérément la mort d’un malade ou de l’aider à se suicider », ajoutant : « Cette affirmation tient compte du code de déontologie du médecin et d’une réalité qui veut que l’exercice de l’art de guérir ne soit pas compatible avec des approches visant à provoquer la mort d'être humains. Aussi la proposition de loi ne peut-elle trouver l’approbation du Conseil d’Etat. »

Le plus souvent, les lois luxembourgeoises sont définitivement adoptées en première lecture, bénéficiant d’une « dispense » automatique de seconde lecture lorsque le Conseil d’Etat ne trouve rien à y redire. En l’occurrence, ce n’est pas le cas. Il devra donc y avoir une deuxième lecture, laquelle ne peut avoir lieu que trois mois après le premier vote.

Cela laisse un peu de temps aux défenseurs de la vie pour tenter de convaincre quelques députés de ne pas voter de nouveau la loi mortifère.

Un « Collectif pour la vie » a été créé dans ce but (10, rue Camille Mersch L-5860 Hesperange, collectifpourlavie@gmail.com). Sa première action est l'organisation d'une pétition. Début mai, la liste des signatures sera remise à la présidence de la Chambre des députés.

On notera que le 7 mars, le pape Benoît XVI a reçu en audience le Premier ministre du Luxembourg, Jean-Claude Juncker, et que, selon le communiqué du Vatican, « on a fait référence de façon spécifique à la défense de la vie humaine et au procès législatif en cours orienté vers la libéralisation de l'euthanasie ».


20 décembre 2007 - ESPAGNE - Avortements illégaux - Vers une réforme de la loi en matière d'avortement ? (Source: http://genethique.org des 17 et 20 décembre 2007 et La Croix (Valérie Demon) 20/12/07)

Deux cliniques privées de Madrid, spécialisées dans les avortements ont dû cesser leurs activités pour non respect de la loi. Cette fermeture fait suite à celles de 4 cliniques de Barcelone fin novembre. Soupçonnés d'agir dans l'illégalité, les centres privés médicaux espagnoles, spécialisés dans les interruptions volontaires de grossesse font l'objet de plus en plus de contrôles.

Cette affaire a débuté avec la diffusion d'une émission en caméra cachée, d'une journaliste danoise, enceinte de huit mois, qui aurait demandé à avorter dans l'une des cliniques de Barcelone pour la somme de 4 000 euros. Plus de la moitié des patientes se présentant en Espagne seraient étrangères et pour la majorité européennes.

En Espagne, l'avortement est interdit sauf dans trois cas : 

- en cas de viol, avant la 12ème semaine ;
- en cas de malformation du fœtus, avant la 22ème semaine ;
- en cas de "risque pour la santé physique ou psychique de la mère...", sans limitation de temps. Ce troisième cas, tel qu'il est rédigé, permet une interprétation trop souple de la loi de la part des praticiens. D'ailleurs, c'est ce troisième argument qui est invoqué dans 98 % des cas...

Pour un avortement avant la 12ème semaine de grossesse, les patientes doivent débourser jusqu'à 330 euros, montant qui s'élève à 3 300 euros jusqu'à la 25ème semaine. Malgré ces tarifs élevés, les avortements ont augmenté de 78% en 10 ans.

Une association de gynécologues (Acai) a décidé d'établir ses propres règles : l'avortement n'est pas pratiqué au delà de la 26ème semaine, sauf si la mort du fœtus est inévitable. Elle réclame aussi une harmonisation des critères en Europe. Quant aux opposants à l'avortement, ils souhaitent rouvrir un débat sur l'interdiction de l'avortement.

De son côté, Luis Zapatero a demandé à son parti d'entamer une "réflexion" sur un projet de réforme.

"Le secteur public envoie [...] ces patientes vers le privé. Souvent le psychologue qui fait le rapport travaille de toutes façons pour la clinique. Du coup l'Espagne s'est transformée en un centre européen pour les avortements tardifs, surtout à Barcelone", explique Josep Miro y Ardevol, le président de e-Cristians.

"Dans l'absolu, les femmes qui auraient avorté dans des conditions illégales sont passibles de peine de prison, mais dans la pratique, cela ne se fait presque jamais", poursuit Josep Miro y Ardevol. Ce dernier dénonce ici le manque de volonté politique.

Alors que les élections doivent intervenir dans deux mois, le Parti socialiste au pouvoir a inscrit dans son programme une dépénalisation totale de l'avortement, s'il intervient avant la 16ème semaine de grossesse.


18 décembre 2007 - ITALIE - Pilule Abortive (Source : http://www.genethque.org et La Croix du 18 dévembre 2007) 

Un laboratoire français a saisi l'agence italienne du médicament d'une demande d'autorisation de mise sur le marché de la pilule abortive, le RU 486. Actuellement, le RU 486 est interdit en Italie.

De nombreux médecins sont opposés à l'utilisation de cette pilule notamment pour des raisons de sécurité pour la femme. Les accidents mortels dans le monde liés à la prise du RU 486, les articles notamment du New England Journal of Medicine (décembre 2005) et la mise en garde, en mars 2006, de la Food and Drug Administration (FDA) aux Etats-Unis, les confortent dans leur refus.

Des médecins catholiques viennent de déposer un recours devant l'Agence du médicament pour dénoncer la "dangerosité" de cette pilule abortive.

17 décembre 2007 - FRANCE - Congé de paternité pour les enfants nés sans vie (Source : http://www.genethque.org du 17 décembre 2007)

Le Ministère de la famille s'apprête à octroyer un congé paternité aux pères d'enfants nés sans vie. Le décret devrait être publié en janvier.

Jusqu'à présent pour bénéficier d'un congé paternité, le père doit "justifier de la filiation de l'enfant à son égard", c'est à dire fournir un acte de naissance. Or les pères d'enfants mort-nés ne dispose que d'un acte d'enfant né sans vie qui n'a pas d'effet civil.

A partir de janvier, le congé paternité ne sera donc plus subordonné au certificat d'acte de naissance mais à des "pièces justificatives" dont notamment le fameux acte d'enfant né sans vie. En France, 5 000 à 6 000 familles sont concernés chaque année par cette procédure.

Un enfant né sans vie est un enfant mort-né après 22 semaines d'aménorrhée ou d'un poids minimal d'au moins 500gr, ou un enfant décédé avant la déclaration de naissance à l'état civil, né vivant mais non viable.

Pour l'association Naître et Vivre qui accompagne les familles endeuillées "ce n'est pas un luxe" Elle estime qu'il s'agit "d'une reconnaissance de l'enfant et de la parentalité". "Vous savez lorsqu'on perd un enfant, on perd du même coup son statut de parents aux yeux de la société, on n'est plus rien" souligne son ancienne présidente Myriam Morinay.

Cette mesure devrait ouvrir la porte à d'autres mesures comme celui de donner un nom à l'enfant né sans vie et l'inscrire sur le livret de famille pour les concubins.


05 décembre 2007 - ROYAUME-UNIS - La Pilule du lendemain accessible dès 12 ans (Source: Daily Mail (Laura Clark) 02/12/07).


Selon un rapport de la Family Education Trust (Waking up to the Morning-After Pill), les jeunes filles de 12 ans peuvent, en Grande-Bretagne, se procurer, avec une facilité croissante, la pilule du lendemain, sans que leurs parents ne le sachent. 
Pour la Family Education Trust, le fait que la pilule du lendemain soit si accessible ne diminue pas le taux de grossesse des adolescentes mais, expose en revanche davantage les jeunes filles aux maladies sexuellement transmissibles. 

Rappelons que l'Angleterre et le Pays de Galles ont le taux de grossesse d'adolescentes le plus élevé d'Europe. 


03 décembre 2007 - FRANCE - Polémique autour de la mort de Vincent Humbert
 


A l'occasion de la diffusion en début décembre 2007 du téléfilm "Marie Humbert, l'amour d'une mère", la polémique rebondit sur la mort de Vincent Humbert à la suite du témoignage de son kinésithérapeute (cf Synthèse de presse du 29/11/2007).
Hervé Messager, qui l'a soigné pendant 2 ans affirme "qu'à partir d'un fait réel, on a brodé tout ce qu'il fallait de douloureux, de souffrance, d'horrible [...] pour faire passer une idéologie...On a manipulé complètement la vérité et l'opinion", souligne t-il dans un message envoyé à tous les parlementaires et diffusé par le site de l'association SOS Fin de vie : www.sosfindevie.org.

"Pourquoi avoir tué Vincent? Il avait encore plein de chose à vivre...Il blaguait, il riait...On a menti sur plein de chose pour justifier l'acte final. On a dit qu'il était aveugle : certes, il voyait très mal, mais il voyait ; qu'il n'avait plus qu'un doigt qui bougeait, c'est faux, il pouvait faire une pince avec ses autres doigts et changer les chaînes de télévision. On a fait croire qu'il avait mal : il n'avait mal nulle part". Hervé Messager reconnaît que Vincent Humbert passait par des phases de découragement et de peurs mais qu'il savait aussi être gai.

Pour lui, Marie Humbert "a été complètement phagocytée par des associations militantes". Vincent n'était pas tétraplégique mais avait une double hémiplégie, ce qui signifie que son cortex était atteint et ses capacités intellectuelles très diminuées. Comment alors, aurait-il pu écrire une lettre au président Jacques Chirac ? : "il ne savait pas utiliser la langue française avec une telle facilité et une telle subtilité. Derrière ce qui était dit de la réalité indéniable de son état, je découvrais des sophismes qui ne pouvaient venir de lui, comme le rapprochement entre le droit de grâce présidentiel et la revendication d'un droit à la mort". Il est également improbable qu'il ait pu écrire le livre qu'on lui prête.

Pour Hervé Messager, il s'agit d'une instrumentalisation pour la cause de l'euthanasie, alors que la question de la mort ne se posait pas dans son cas.

Quelles que soient les circonstances de la mort de Vincent Humbert, celle-ci ne remet pas en cause la loi Leonetti sur la fin de vie, estime son rapporteur Jean Leonetti.

"Ce qui est certain, c'est que la vérité, comme toujours, est plus complexe que ne le laisse entendre le film réalisé pour TF1", conclut Marianne Gomez.

Pour visionner la vidéo d'Hervé Messager, consulter : www.sosfindevie.org 


24 novembre - FRANCE
- Recherche embryonnaire : la France s’obstine dans l’absurdité scientifique
(Source: Liberté politique 24 novembre 2007 - Pierre-Olivier Arduin)


De toute part, les découvertes biomédicales confirment le non-sens scientifique des recherches sur l’embryon humain. Cette semaine, l’abandon public par le père de la brebis clonée Dolly, l’Écossais Ian Wilmut (photo), de tout travail sur les cellules souches embryonnaires et des techniques de clonage, est un véritable séisme. En France, la recherche sur les cellules embryonnaires se poursuit et s’accélère. L’AFM compte sur le Téléthon pour doubler ses financements. Fuite en avant ?

La Lettre d’information et d’analyse bioéthique du mois de novembre genethique.org revient sur l’inauguration par Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, de l’Institut des cellules souches embryonnaires I-Stem, sur le site du Genopole d’Évry. Le plus important laboratoire français d’expérimentation sur l’embryon a été créé par l’Association française contre les myopathies (AFM), l’Inserm et l’Université d’Evry, qui assurent également son financement. Son directeur, Marc Peschanski, a précisé que l’Institut a bénéficié d’un soutien de l’AFM « de 3,4 millions d’euros sur deux ans, ce qui a couvert la moitié de [ses] dépenses » (Les Echos du 25 septembre 2007). Genethique relève aussi que « le conseil d’administration de l’AFM s’est engagé sur les prochaines années, sous réserve du succès du Téléthon annuel, à doubler le montant des financements publics décrochés par le projet ». >>> lire l'article en entier sur le site de Liberté Politique ou, si le lien est rompu, sur notre site

22 novembre - FRANCE - Vers une légalisation des mères porteuses ? (Source www.genethique.org et le Quotidien du Médecin)

Mardi dernier, le Parquet de Paris décidait de former un pourvoi en cassation contre l'arrêt rendu par la cour d'appel de Paris, qui avait reconnu comme parents un couple, Sylvie et Dominique, ayant eu recours à une mère porteuse américaine pour donner naissance à des jumelles (cf Synthèse de presse de Gènéthique du lundi 5/11/07). Dans son arrêt, la cour concluait que "la non transcription des actes de naissance aurait des conséquences contraires à l'intérêt supérieur des enfants qui, au regard du droit français, se verraient priver d'actes d'état civil indiquant leur lien de filiation, y compris à l'égard de leur père biologique".

La justice a donc pris en compte l'intérêt des enfants, comme le préconisait le Comité consultatif national d'éthique (CCNE), en janvier 2006. Le professeur Claude Sureau , membre du CCNE estime que "c'est une bonne chose pour les fillettes mais, pour autant, on ne peut pas s'attendre à un renversement de jurisprudence". Pour lui, le pourvoi en cassation ne devrait pas déroger à la jurisprudence.

Claude Sureau distingue plusieurs situations de gestation pour autrui et estime que, dans certains car, elle pourrait être envisagée, pour l'intérêt de l'enfant.

Pour le Pr Israël Nisand, gynécologue-obstétricien au CHU de Strasbourg, "rester sur la ligne actuelle qui interdit tout ne colle pas avec ma vision d'une démocratie moderne. Il faut s'occuper des enjeux éthiques, bien sûr, mais rien n'empêche de pouvoir agir au cas par cas, comme ce qui est d'ailleurs fait actuellement pour les avortements d'enfants malformés".

En 2006, le CCNE estimait que la légalisation des mères porteuses dans plusieurs pays étrangers "justifiaient la poursuite de la réflexion dans notre pays". Enfin, pour Laure Camborieux, présidente de l'association Maïa, qui milite pour la légalisation de la gestation pour autrui, cette légalisation permettrait d'encadrer une pratique aujourd'hui clandestine.

18 novembre 2007 - VATICAN - Au congrès du Conseil pontifical pour la pastorale du monde de la santé, dimanche 18 novembre, Benoît XVI a encouragé le développement des soins palliatifs et a dénoncé la tentation euthanasique

Le pape a voulu rappeler le témoignage laissé par les souffrances de Jean Paul II, répondant à ceux qui avait voulu faire de sa mort un exemple d’euthanasie :« À différentes occasions, mon vénéré prédécesseur Jean-Paul II, qui, spécialement pendant sa maladie a offert un témoignage exemplaire de foi et de courage, a exhorté les experts scientifiques et les médecins à s’engager dans la recherche pour prévenir et soigner les maladies liées au vieillissement, sans jamais céder à la tentation de recourir à des pratiques abrégeant la vie âgée et malade, des pratiques qui se révèleraient être de fait des formes d’euthanasie.
Que les scientifiques, les chercheurs, les médecins et les infirmiers, mais aussi les politiciens, les administrateurs et les agents pastoraux n’oublient pas que “la tentation de l’euthanasie apparaît comme l’un des symptômes les plus alarmants de la culture de la mort qui progresse surtout dans la société du bien être” (Evangelium vitae, 64).
La vie de l’homme est un don de Dieu, que nous sommes tous appelés à toujours protéger. Ce devoir concerne aussi les agents de santé, dont la mission spécifique est de se faire “ministres de la vie”, dans toutes ses phases, particulièrement celles qui sont marquées par la fragilité liée à l’infirmité. Il faut un engagement général pour que la vie humaine soit respectée non seulement dans les hôpitaux catholiques, mais dans tous les lieux de soins. »

13 novembre - FRANCE - L'association DROIT DE NAÎTRE réagit contre l'action de la DASS de Lorraine qui poussent les médecins à participer à l'avortement chimique.

                              Communiqué du 17 novembre 2007

Un dérapage qui en dit long sur la faiblesse du lobby pro-avortement

Droit de Naître a déposé hier à Mme Roselyne Bachelot 3 912 pétitions contre une circulaire de la Direction des affaires sanitaires et sociales de Lorraine qui tentait d'engager les médecins de ville dans la pratique de l'avortement chimique, autorisée en cabinet par la loi Aubry.

Les signataires protestent vigoureusement contre cette violation de la conscience des praticiens destinataires du courrier et opposés à l'avortement.

Ils sollicitent l'intervention efficace de Mme Roselyne Bachelot pour empêcher que cette situation ne s'étende à d'autres directions régionales des affaires sanitaires.

Six ans n'ont en effet pas suffi à vaincre les réticences des médecins devant cette activité contraire au serment d'Hippocrate qui consiste à supprimer la vie humaine et non la sauver.

Il ne reste au lobby de l'avortement que son dernier carré de "militants" pour délivrer le RU-486 ; cela ne justifie pas des dérapages tels que celui de la DRASS de Lorraine.

A ce jour il n'y a pas de consensus scientifique pour affirmer l'innocuité de la pilule abortive pour la santé physique et psychique des femmes qui y ont recours.

Dans ces conditions il est lamentable que le Sénat ait approuvé l'article 46 de la loi de financement 2008 de la Sécurité sociale, présenté par Mme Roselyne Bachelot : les centres de planning familial peuvent désormais se livrer à l'avortement chimique.

Le 16 novembre au Sénat, on a entendu que les risques médicaux liés à la prise du RU-486 étaient "hypothétiques ou marginaux". Mais voilà, ce n'est pas la communauté médicale qui le dit...

Tel un funambule, le lobby de l'avortement cherche son équilibre dans le mouvement : sa fuite en avant ne donnera plus le change longtemps.

Hélas pour les enfants, il a encore trop d'alliés parmi les classes dirigeantes...

                                    Contact presse Jean GOYARD Tél 06 20 14 73 45

                      Droit de Naître 39 avenue Pasteur – 92400  COURBEVOIE

                                      Tel : 01 49 05 48 99          Fax : 01 47 68 84 79

13 novembre - FRANCE - Mgr Raffin, Evêque de Metz : “Il m’est impossible de soutenir la campagne du Téléthon”(Source: http://www.libertepolitique.com )

Communiqué

La campagne du Téléthon 2007, on le sait, est pilotée depuis Metz. Un fort engagement des médias à la cause qu’il défend a fait que le Téléthon est devenu, depuis sa première édition en 1987, une grande opération nationale de solidarité destinée à financer les recherches susceptibles de guérir les myopathies.

L’Association française contre les myopathies (AFM), créée en 1958, favorise et soutient, grâce aux fonds recueillis à l’occasion du Téléthon, des recherches destinées à découvrir l’origine des maladies neuromusculaires et plus largement des maladies d’origine génétique, et à développer des thérapies classiques ou plus innovantes comme la thérapie génique ou la thérapie cellulaire.

Mais, en même temps, une partie des fonds de la collecte du Téléthon — un peu moins de 2 % — est affectée à la recherche sur les embryons.

Certes, je me réjouis de ce que la solidarité nationale finance des recherches concernant la santé — encore que celles-ci pourraient être financées par les seuls fonds publics —, mais je ne puis être d’accord avec le financement de recherches, si minimes soient-elles, en contradiction manifeste avec l’éthique, même dans un cadre strictement défini par la loi : le légal en effet n’est pas forcément moral.

L’embryon humain n’est jamais un objet utilisable au gré d’intérêts divers, même si, parmi ces intérêts, il y a la guérison possible de maladies graves.

Par conséquent, tant que l’on n’offrira pas aux donateurs la possibilité de s’opposer à l’affectation éventuelle de leurs dons à la recherche sur les embryons, il m’est impossible de soutenir la campagne du Téléthon.

Le 9 novembre 2007
+ Fr. Pierre Raffin, o.p.,
évêque de Metz

20 octobre 2007 - FRANCE - Le responsable de site http://www.lunivers.info , le Docteur Villette, est poursuivi par la très puissante Association Française contre la Myopathie pour diffamation. Voici le commentaire de l'intéressé:

"Demandez en quoi j'ai pu diffamer l'AFM et le Téléthon en affirmant que :
* les Bébéthons que l'on nous montre ne sont pas des bébés soignés mais des bébés sains qui ont survécu au tri embryonnaire?
* que l'eugénisme d'Hitler, obligatoire à l'époque, est à distinguer, certes, de l'eugénisme contemporain, laissé, pour l'instant, à la libre appréciation des familles et des médecins, mais on sait ce que valent les "limites" quand on se rappelle l'évolution des lois sur la contraception et l'avortement... jusqu'à la publicité radiophonique actuelle en faveur d'une "contraception choisie"... incluant des méthodes abortives, et non plus contraceptives, comme le stérilet ou la "pilule du lendemain"!

Voyez et faites voir les propos ci-dessous, que l'on me reproche comme diffamant.
En quoi le seraient-ils?
Et tant que les dérives eugénistes du Téléthon persisteront, ne devons nous pas, comme Monseigneur Barbarin, l'an dernier, dire : "Le Téléthon: non et non"?

Texte incriminé :

"Combien a-t-on tué de bébés pour en voir un beau?
Car les beaux bébés, que l'on vous montrera comme une victoire médicale permise par vos dons, n'ont pas été soignés grâce à vous!
Ils sont simplement les rescapés de la sélection embryonnaire sur critères génétiques, et de l'élimination des porteurs du gène de la myopathie congénitale...
L'AFM (l'Association Française contre la Myopathie) ne soigne pas ses malades: elle les élimine!
Hitler, dès 1933, ne faisait pas autre chose, avec les malades mentaux!
On a vu où ont abouti ses "sélections".

Et si le Téléthon pouvait nous émouvoir pour aider une Fondation qui, elle, ne tue pas ses malades: la Fondation Jérôme Lejeune?
Quel beau "pied de nez" à la mort, à la "culture de mort"?
Non à l'AFM, oui à la Fondation Lejeune !"

JURIVIE: Il est à relever que l'Association Française contre la Myopathie n'a apparemment pas cherché à se justifier autrement qu'en lançant un procès pour diffamation. Une mise au point ou une confrontation médiatique entre les protagonistes afin de lui permettre de démentir point par point, si elle y arrive, les arguments du Docteur Villette aurait paru moins agressives. L'argent que cette association reçoit par le Téléthon n'a, en effet, pas pour vocation de payer des frais de justice et d'avocat...

16 octobre 2007 - ROYAUME-UNI - L'avortement fait l'objet de discussion devant le parlement britannique (sources: Telegraph.co.uk (Martina Smit) 16/10/07 cité par www.genethique.org )

Les parlementaires britanniques devraient se saisir de la question de la réduction du délai légal d'avortement, fixé à 24 semaines par la législation en vigueur. Depuis l'Abortion Act de 1967, qui prévoyait initialement un délai légal de 28 semaines, les chances de survie d'un enfant de moins de 24 semaines ont en effet très sensiblement augmenté. La British Medical Association s'est pourtant opposée à cette proposition, estimant que le délai de 24 semaines était "extrêmement court".

En 1990, le délai légal d'avortement avait été réduit de 28 semaines à 24 semaines.

Les parlementaires devraient aussi se pencher sur la question des avortements médicamenteux. Un projet de loi propose ainsi d'autoriser les femmes à avorter elles-mêmes jusqu'à neuf semaines.

D'autres projets devraient être étudiés comme celui de revenir sur l'obligation de disposer d'une double signature pour avorter et celui qui propose d'introduire une période de réflexion entre la demande de l'avortement et l'avortement lui-même.

Selon le Ministère de la Santé britannique, 193 000 avortements ont été pratiqués en Angleterre et au Pays de Galles l'année dernière, dont 89% ont eu lieu au cours des 13 premières semaines de grossesse.

15 octobre 2007 - MONDE - FRANCE - Données chiffrées relatives à l'avortement

Selon une étude parue dans la revue médicale The Lancet, 20% des grossesses dans le monde se termineraient par un avortement spontané ou provoqué. Le taux d'avortement aurait diminué de 17% entre 1995 et 2003, passant de 46 millions à 42 millions. En Europe de l'Est, près de la moitié des grossesses se finissent par un avortement.

La diminution du taux d'avortements a été plus importante dans les pays développés que dans les pays en voie de développement. Les auteurs de l'étude estiment que "la réduction du taux d'avortement coïncide avec une augmentation importante de l'utilisation de la contraception".

Toutefois, comme le souligne www.genethique.org, "Une étude publiée le 5 juin dernier par l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) révélait que malgré un taux d’utilisation des contraceptifs les plus élevés d'Europe, la France affichait un taux annuel très élevé de 200 000 avortements provoqués. La moitié des femmes qui avaient avorté utilisaient un contraceptif efficace. (cf synthèse de presse de genethique du 06/06/07). L'étude parlait du "paradoxe contraceptif français".

Selon les chiffres officiels français, en 2004, 210 700 avortements ont été pratiqués en France. Le nombre d'avortements augmente chaque année en moyenne de 1.8% depuis 1995. De plus en de plus de femmes de moins de 25 ans recourent à l'avortement. Si le nombre de grossesses non prévues a diminué (46% en 1975 contre 33% aujourd'hui), la propension à avorter en cas de grossesses non désirées a elle augmenté : 4 grossesses non prévues sur 10 se terminaient par un avortement en 1980 contre 6 aujourd'hui.

Aujourd'hui, l'IVG "médicamenteuse" représente 42% des avortements. Ce sont le décret du 1er juillet 2004 et l'arrêté du 23 juillet 2004 qui ont permis la mise en place de l'avortement à domicile. Selon la législation toujours en vigueur, le femme doit être à 5 semaines de grossesse maximum pour entreprendre cette démarche d'avortement domestique. Elle doit aussi s'adresser à un médecin habilité et suivre les cinq consultations prévues. Mais, l'expulsion de l'embryon se fait généralement dans la solitude, hors consultation.

C'est le médecin lui-même qui achète les comprimés qu'il se fait rembourser par le biais du forfait IVG (191.74 euros) facturé à sa cliente, qui elle-même se fait rembourser par la Sécurité sociale à 70%. Le décret de juillet 2004 avait d'ailleurs revalorisé les forfaits IVG de 29%, "afin d'endiguer l'abandon de ces pratiques par des établissements qui les jugent de plus en plus non rentables".

06 octobre 2007 - VATICAN - ITALIE - Retour sur l'acharnemant médiatico-philosophique autour de la mort du Pape Jean-Paul II et de la déclaration de la Conférence pour la Doctrine de la Foi en réponse aux questions de la Conférence épiscopale des Etats-Unis concernant l'alimentation et l'hydratation artificielle (source: www.vatican.va , Famille Chrétienne n°1551(éditorial de Marie-Noëlle Guillaume et Le Figaro du 27 septembre 2007 (Hervé Yannou) )

Pour replacer la polémique dans son contexte, rappelons que la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, traditionnellement mal vue des mouvements défendant des thèses philosophiquement laxistes et contraires à la Culture de Vie, a émis le 1er août un document intitulé "RÉPONSES AUX QUESTIONS DE LA CONFÉRENCE ÉPISCOPALE DES ÉTATS-UNIS CONCERNANT L’ALIMENTATION ET L’HYDRATATION ARTIFICIELLES".

Comme son intitulé le montre, ce document s'adresse à un conférence épiscopale précise. Bien entendu, sa portée est bien plus large. En voici le contenu intégral. 

CONGRÉGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI

RÉPONSES AUX QUESTIONS
DE LA CONFÉRENCE ÉPISCOPALE DES ÉTATS-UNIS
CONCERNANT L’ALIMENTATION
ET L’HYDRATATION ARTIFICIELLES

Première question : L’administration de nourriture et d’eau (par des voies naturelles ou artificielles) au patient en "état végétatif", à moins que ces aliments ne puissent pas être assimilés par le corps du patient ou qu’ils ne puissent pas lui être administrés sans causer une privation grave sur le plan physique, est-elle moralement obligatoire?

Réponse : Oui. L’administration de nourriture et d’eau, même par des voies artificielles, est en règle générale un moyen ordinaire et proportionné de maintien de la vie. Elle est donc obligatoire dans la mesure et jusqu’au moment où elle montre qu’elle atteint sa finalité propre, qui consiste à hydrater et à nourrir le patient. On évite de la sorte les souffrances et la mort dues à l’inanition et à la déshydratation.

Seconde question : Peut-on interrompre la nourriture et l’hydratation fournies par voies artificielles à un patient en "état végétatif permanent", lorsque des médecins compétents jugent avec la certitude morale que le patient ne reprendra jamais conscience?

Réponse : Non. Un patient en "état végétatif permanent" est une personne, avec sa dignité humaine fondamentale, à laquelle on doit donc procurer les soins ordinaires et proportionnés, qui comprennent, en règle générale, l’administration d’eau et de nourriture, même par voies artificielles.

Le Souverain Pontife Benoît XVI, au cours de l’Audience accordée au Cardinal Préfet soussigné, a approuvé les présentes Réponses, décidées par la Session ordinaire de la Congrégation, et en a ordonné la publication.

Rome, le 1er août 2007, au Siège de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi.

William Cardinal LEVADA
Préfet

Depuis, les partisans italiens du droit à l'euthanasie sont montés au créneau, brandissant le dossier médical de Jean-Paul II en guise d'argument pour appuyer leur thèse. Ils prétendent, en effet, que les conditions exactes de la mort du pape polonais restent entourées de secrets.

Début octobre, à Rome, le directeur de la revue laïque de gauche MicroMega, Paolo Flores d'Arcais, a convoqué la presse pour demander que toute la lumière soit faite sur la mort de Karol Wojtyla, et pousser l'Église à changer son discours sur les conditions de la fin de vie. Il était accompagné de l'épouse de Piergiorgio Welby, à qui l'Église avait refusé, à Noël dernier, des funérailles religieuses pour ce dernier parce qu'il avait demandé le débranchement de l'appareil respiratoire qui le maintenait en vie. Rappelons à cet égard que Mr. Welby n'était pas croyant et n'avait donc jamais personnellement souhaité des funérailles chrétiennes. L'Eglise avait donc respecté sa volonté... Présente également à la réunion, l'anesthésiste Lina Pavanelli est connue pour ses thèses pro-euthanasie.

Selon ces personnes, le Pape Jean-Paul II se serait mis lui-même en contradiction avec les prescriptions de l'Eglise en n'acceptant que tardivement une sonde gastrique et en refusant de se rendre une nouvelle fois à l'hôpital.

Or, comme on le sait, si l'Eglise s'oppose à l'euthanasie, c'est-à-dire le fait de donner volontairement la mort par action ou omission, elle refuse aussi l'acharnement thérapeutique qui consiste en l'emploi de moyens extraordinaires et disproportionnés pour maintenir en vie le patient.

Les principes sont clairs mais, comme le souligne Marie-Joëlle GUILLAUME (Famille chrétienne) leur mise en pratique requièrt tant le discernement médical que "le respect conjoint du mystère de la vie et de la dignité de la personne du malade. Le texte de la Congrégation n'évoquait pas le cas des malades en fin de vie, pour qui la question de l'alimentation artificielle peut s'avérer inutile". Et de conclure: "la polémique du médecin est donc un amalgame indu". Il y a lieu de noter que Jean-Paul II n'est pas mort de faim.

Autre est évidemment le cas du patient dont l'état végétatif (ce n'était pas le cas de Jean-Paul II) est stable et qu'on décide de ne plus alimenter ni hydrater "pour faire bouger les choses", c'est-à-dire le faire mourir de soif. Là, et c'est l'objet de la réponse de la Congrégation, il s'agit d'une euthanasie indigne de la nature humaine du patient. Voyez aussi infra la News du 28 septembre 2007 concernant DECRYPTAGE.

28 septembre 2007 - EUROPE - ADOPTION D'UNE JOURNEE EUROPEENNE CONTRE LA PEINE DE MORT (source: ZENIT.org et www.genethique.org 
Une Journée européenne contre la peine de mort aura finalement lieu le 10 octobre prochain, indique la synthèse de presse de la fondation Jérôme Lejeune (www.genethique.org).

Cette décision a été prise par le Conseil de l'Europe ce jeudi 27 septembre, en dépit du veto de la Pologne (voir news du 19 septembre 2007 infra).

En effet, le gouvernement polonais avait opposé son veto à une Journée contre la peine de mort voulue par l'Union européenne, proposant comme alternative une « Journée de défense de la vie », de façon à lutter contre l'avortement et l'euthanasie. Le Conseil de l'Europe a donc adopté le projet à la majorité simple.

Un congrès sur « L'Europe contre la peine de mort » sera en outre organisé conjointement, le 9 octobre, par la présidence portugaise de l'Union européenne et la Commission européenne, en lien avec le Conseil de l'Europe.

28 septembre 2007 - ROME - FRANCE - Quelques jours après l'avis rendu par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (cf. texte intégral) , DECRYPTAGE, l'hebdomadaire online de la Fondation de Liberté Politique analyse la loi française

L’administration de nutriments et d’eau, même par voie artificielle, constitue un soin de base, naturel, ordinaire et proportionné, toujours dû au malade. Cette règle générale s’applique de manière éminente dans les cas cliniques où les patients sont dans un « état végétatif chronique ou persistant ». C’est l’avis éthique que vient de rendre public la Congrégation pour la doctrine de la foi et qui a été approuvé par Benoît XVI 

Ce document magistériel fait suite à l’interpellation de la Conférence épiscopale des États-Unis qui demandait à Rome un éclairage moral sur le statut obligatoire ou non de l’alimentation et de l’hydratation artificielles (en juillet 2005). La bataille idéologique autour de l’affaire Terry Schiavo avait jeté un doute chez certaines personnalités catholiques concernant la qualification de cet acte.

Le commentaire qui accompagne les réponses du préfet, le cardinal William Levada, est remarquable à plus d’un titre et met en lumière les ambiguïtés intenables de la loi française sur la fin de vie, dite loi Léonetti. Voir l'article de la Fondation

26 septembre 2007 - FRANCE - COMMUNIQUE DE PRESSE DE L'ASSOCIATION "DROIT DE NAÎTRE" CONCERNANT LA DECISION DU MINISTRE R. BACHELOT EN MATIERE DE RU 486

 La fuite en avant de Roselyne Bachelot

L'annonce par Mme Roselyne Bachelot, Ministre de la Santé, que la pilule abortive RU 486 serait désormais délivrée dans les centres du mouvement pro avortement du Planning Familial à ce qu’elle appelle « les femmes les plus vulnérables », notamment aux jeunes, signe le constat d'échec des efforts pour associer les médecins libéraux à la pratique de l'avortement dans leurs cabinets en ville.

De plus en plus, le corps médical se refuse à collaborer avec la destruction de vies dont le caractère de personne est mis en évidence par les techniques les plus avancées de la science moderne.

Il ne reste au lobby du tout-avortement que ses propres troupes pour délivrer les pilules qui tuent.

Le lobby du Planning Familial veut faire croire aux Français que l'avortement par le RU-486 est facile à subir et presque sans conséquences.

Rien de plus faux, rien de plus grave que cette tromperie qui fera que plus tard un nombre important de femmes regretteront amèrement leur malheureuse décision.

Le Ministre de la Santé aurait fait preuve de responsabilité en ouvrant un vrai débat national sur l'effroyable réalité du RU-486 plutôt qu’en s'engageant davantage dans cette fuite en avant qu'est l'avortement chimique.

Contact presse : Jean GOYARD tél. 06.20.14.73.45
Droit de Naître, 39 avenue Pasteur – 92400  COURBEVOIE
Tel :00 33 (0)1 49 05 48 99
Fax :00 33 (0)1 47 68 84 79

e-mail droitdenaitre@wanadoo.fr
www.droitdenaitre.org

19 septembre 2007 - LA POLOGNE SOUHAITE INSTAURER UNE JOURNEE POUR LA VIE EN LIEU ET PLACE DE LA JOURNEE CONTRE LA PEINE DE MORT

L'Union européenne a renoncé à réunir, le 9 octobre prochain à Lisbonne, les vingt-sept Etats membres pour une Journée contre la peine de mort, après que la Pologne ait opposé son veto. Varsovie proposait de remplacer cette Journée contre la peine de mort par une "journée de défense de la vie" qui condamnerait aussi l'avortement et l'euthanasie. 

JURIVIE La Pologne semble ne pas vouloir abonder dans le sens de l'hypocrisie européenne qui consiste à dénoncer la peine de mort - qui n'existe plus en Europe - tout en ignorant la condamnation à mort des enfants à naître largement répendue dans la même Europe.

10 septembre 2007 - VATICAN - LE SAINT PERE REAFFIRME QUE L'AVORTEMENT EST LE CONTRAIRE D'UN DROIT HUMAIN

Lors de son voyage en Autriche le Saint-Père Benoît XVI a demandé aux représentants politiques autrichiens et aux membres du Corps diplomatique en poste à Vienne, de défendre le droit à la vie.

Il a ainsi rappelé que c'est en Europe que le "concept des droits de l'homme" a été inventé et trouve d'autant plus paradoxal que l'avortement "qui ne peut pas être un droit de l'homme, mais son contraire" y soit toléré. "C'est une profonde blessure sociale" a-t-il souligné. "En disant cela je n'exprime pas un intérêt spécifiquement ecclésial", a-t-il précisé. "Je me fais plutôt l'avocat d'une demande profondément humaine et je me sens le porte-parole des enfants qui vont naître et qui n'ont pas de voix".

"Le droit humain fondamental, le présupposé pour tous les autres droits, est le droit à la vie elle même", a déclaré le pape. "Ceci vaut pour la vie, de sa conception à sa mort naturelle. En conséquence, l'avortement ne peut être un droit humain. Il est son contraire", a-t-il expliqué.

Il a exhorté les pays à "être plus ouverts à l'accueil des enfants". Il faut "créer dans nos pays un climat de joie et de confiance en la vie, dans lequel les enfants ne sont pas perçus comme un poids mais comme un don pour tous".

Il s'est dit aussi préoccupé par le développement de l'euthanasie craignant les pressions "sur les personnes gravement malades ou âgées pour qu'elles demandent la mort ou pour qu'elles se la donnent elle mêmes".

10 septembre 2007 - FRANCE - Le Président de la Fondation Jérôme LEJEUNE réagit au film "4 mois, 3 semaines et 2 jours" (source: www.genethique.org )

Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, répond aux critiques, « unanimement positives voire louangeuses », qui ont salué la sortie, le 29 août dernier, du film roumain auréolé d’une palme d’or cannoise.

Pour Jean-Marie Le Méné, « 4 mois, 3 semaines, 2 jours » n’est ni une œuvre majeure du septième art, ni une œuvre pédagogique méritant le Prix de l’Éducation nationale pour être diffusé auprès des collégiens et lycéens français.

D’abord, « 4 mois, 3 semaines, 2 jours » ne saurait être qualifié de bon et grand film sur l’avortement puisque le sujet même du film, c’est-à-dire l’avortement, « n’est pas traité du tout ». « Ce qui est traité, et sans doute bien traité, c’est l’interdiction et la répression de l’avortement par le régime communiste de Ceaucescu et les moyens de les contourner ». Aucun des personnages, à aucun moment des 113 minutes du film, ne se pose l’ombre d’une question morale alors même que l’avortement est une question essentiellement morale.

Ensuite, Jean-Marie Le Méné ajoute que « 4 mois, 3 semaines, 2 jours » n’est pas un grand film parce que la conception de l’amitié qu’il met en scène est biaisée. Le rôle tenu par l’amie de la jeune fille qui veut se faire avorter est le rôle principal. Celle-ci accompagne son amie sans conditions et ne se pose jamais de question ni n’en pose à son amie sur la portée de son acte. « La pauvre, elle vivait complètement, elle aussi, dans l’illusion, se trompait et trompait son amie en l’aidant de la sorte. Quant à aller jusqu’au bout de ses actes, cela ne justifie rien, ou plutôt cela justifie tout ! »

 A la question de savoir si ce film est un bon outil pédagogique, Jean-Marie Le Méné répond « non » : pour qu’il le fût, « il aurait fallu que le film comporte intrinsèquement des éléments qui permettent au spectateur – en l’occurrence collégien ou lycéen – de se forger une opinion et donc de progresser dans sa réflexion ». Au contraire, la seule conclusion à laquelle le spectateur arrive est « qu’on a bien de la chance que ça ne se passe pas ainsi en France où l’avortement, sans être interdit ni banalisé, est seulement encadré » !

Jean-Marie Le Méné s’étonne ainsi de « l’absence totale de regard critique de la part de ceux dont on aurait pu, à bon droit, en attendre un » (la presse d’inspiration chrétienne) et dénonce « la tentation d’instrumentaliser ce film et de l’asservir à nos propres finalités ». « Il y aurait plus de pédagogie à souligner en quoi ce film est mauvais qu’à tenter un concordisme maladroit autour d’un malentendu absolu sur sa trame dramatique. Objectivement, le drame de l’avortement, c’est la suppression de la vie d’un être humain. Ici, le drame de l’avortement, c’est de savoir si les protagonistes vont enfin y arriver… » Et, « le fait que l’auteur (…) ne soit pas un farouche militant et que le film ne soit pas une apologie de l’avortement, ne suffit pas à en faire un bon film sur le sujet ».

« La vérité est que presque personne – y compris en milieu chrétien - ne rappelle publiquement la vérité sur l’avortement et ses conséquences. Et qu’il est plus facile de faire délivrer à un cinéaste roumain un prétendu message qu’on n’a pas le courage de proclamer soi-même. Le seul problème est que – sur le crime de l’avortement  - le cinéaste roumain n’a aucun message », conclut-il.

03 septembre 2007 - l'IPPF pousse l'Europe à promouvoir l'avortement

La branche européenne de la fédération internationale des plannings familiaux (IPPF) vient de publier un document intitulé « Pourquoi nous faut-il parler de l’avortement ? » (« Why we need to talk about abortion »), plaidoyer pour la légalisation, sans restriction, de l’avortement dans tous les pays européens.

Selon ce document, sur les 210 millions de grossesses que l’on compte par an dans le monde, 46 millions, c'est-à-dire une sur cinq, se termine par un avortement.

Mais, pour l’IPPF, le « véritable drame » réside dans le fait que la majorité de la population mondiale n’ait pas accès à l’avortement dans de saines conditions. D’après eux, plus de 43% des avortements sont pratiqués dans des conditions risquées et près de 70 000 femmes meurent chaque année dans le monde des suites d’un avortement.

L’IPPF revendique l’avortement comme un droit, droit « intrinsèque » à la « liberté de la femme » et dénonce les pays européens où le « droit à l’avortement » est « bafoué » par des lois « restrictives » comme le Portugal, l’Irlande ou la Pologne où encore la Slovaquie où l’IPPF regrette que trop de médecins usent de leur objection de conscience.

L’IPPF rêve d’un « monde idéal » dans lequel chaque femme pourrait choisir d’avorter et où l’avortement serait à la fois légal et sûr.

Afin d’encourager l’Europe à promouvoir l’avortement, le document rappelle que l’Union européenne a apporté son soutien à la Conférence internationale sur la population et le développement du Caire de 1994 établissant les stratégies sur la santé sexuelle et reproductive. L’IPPF souligne que ces objectifs ont une implication qui dépasse les frontières européennes. L’IPPF appelle les parlementaires européens à veiller à ce que ces objectifs restent inscrits dans l’agenda politique des institutions européennes et nationales.

Par ailleurs, en juillet 2002, le Parlement européen a adopté, à une large majorité, une Résolution sur les droits et la santé sexuels et reproductifs qui recommande aux gouvernements de rendre « l’avortement légal, sûr et accessible à tous ».

De plus, en octobre 2004, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a adopté la Stratégie européenne pour la promotion des droits et de la santé sexuels et reproductifs.

 

19 juillet 2007 - USA - LOUISIANE - Interdiction légale de l'avortement par naissance partielle

La Louisiane est devenue vendredi le premier Etat américain à interdire l’avortement par naissance partielle. Cette mesure fait suite à la décision de la Cour suprême de bannir cette méthode d’avortement.

Cette nouvelle législation prévoit de punir d’une amende de 1 000 à 10 000 $ assortie d’une peine de prison de 1 à 10 ans les personnes qui enfreindraient cette interdiction.

Rappelons que l’avortement par naissance partielle est pratiqué à partir du 5ème mois de grossesse et consiste à faire naître partiellement l’enfant par les jambes puis le thorax. On laisse la tête dans l'utérus et on la perfore par le haut de la nuque pour aspirer le cerveau (en vue de faciliter le passage de la tête), avant de l'extraire totalement de l’utérus. Cela permet de tuer l'enfant pour qu'il ne naisse pas vivant et que cet acte ne soit pas considéré comme un homicide par la loi.

10 juillet 2007 - FRANCE - Le Film "4 mois, 3 semaines et 2 jours"

Ce film qui raconte l'histoire d'un avortement clandestin dans la Roumanie de Ceausescu, 4 mois, 3 semaines et 2 jours avait reçu la Palme d'or de l'édition 2007 du Festival de Cannes et le Prix de l'Education nationale. Comme chaque film primé par l'Education nationale française, il sera diffusé dans les établissements scolaires.

L'association Choisir la vie (mail: choisirlavie@choisirlavie.org ) émet "les plus grandes craintes et réserves quant à l'usage qui serait fait de ce film, à des fins faussement qualifiées de pédagogiques, par des enseignants désireux de souligner le droit que constitue l'avortement plutôt que d'en révéler la vraie qualification d'atteinte à la vie auprès de leur jeune public". Pour Virginie Raoult-Mercier, chargée de communication de l'association, le problème est que le film "laisse entendre qu'il n'existe pas de société libre sans avortement".

9 juillet 2007 - CHINE - Condamnation pour avoir dénoncé la politique de stérilisation (Sources: www.genethique.org et Liberation)

Un avocat aveugle, Cheng Guangcheng, a été condamné en août 2006 à une peine de 4 ans et 3 mois de prison pour avoir dénoncé la politique de stérilisation forcée dans la province du Shandong, à l'est de la Chine. Sa femme, assignée à résidence dans son village et cloîtrée dans son appartement, dénonce les violences qu'il subit.

C'est en 2005 que Cheng Guangcheng a commencé son combat. Lorsque les autorités de la province de Shandong ont lancé leur campagne de stérilisations forcées pour réaliser les quotas de naissance imposés par Pékin, cet avocat de 35 ans s'est empressé de mobiliser les associations des droits de l'homme et les médias. "Il savait ce qu'il risquait, explique sa femme, mais, dans notre ville, il y avait jusqu'à 100 avortements par jour, il fallait faire vite pour arrêter cela".

Lors de son procès en août 2006, certains de ses témoins ont été kidnappés. Depuis ses avocats ont été tabassés et les pétitions internationales sont restées sans réponse. Pour l'un de ses amis, "l'enjeu est immense pour les autorités. La politique de l'enfant unique fait des millions de mécontents en Chine. Si jamais ces gens-là commencent à se révolter, c'est la fin de l'harmonie sociale", ajoute-t-il.

27 juin 2007 - VATICAN - « Cellules souches adultes »: Benoît XVI encourage la recherche médicale - Congrès de cardiologie à Rome (ZENIT.org)

Benoît XVI invite à « encourager » et « promouvoir » la recherche dans le domaine de la thérapie cellulaire « autologue » à partir de « cellules souches adultes ».

« Je salue, disait Benoît XVI en italien à la fin de l’audience, les participants au congrès international sur les cellules souches adultes, organisé par l’université « La Sapienza » de Rome, qui se propose de développer la thérapie cellulaire « autologue » dans le domaine cardiaque, grâce à l’utilisation des cellules souches adultes ».

« A ce propos, la position de l’Eglise, soutenue par la raison et par la science, est claire : il est juste d’encourager et de promouvoir la recherche scientifique, à condition qu’elle ne se fasse pas aux dépens d’autres êtres humains, dont la dignité est intouchable dès les premiers stades de l’existence », avertissait le pape.

 

26 juin 2007 - GRANDE BRETAGNE - DE PLUS EN PLUS D'AVORTEMENT (source www.genethique.org )
Quarante ans après la légalisation de l'avortement, le nombre d'avortements en Grande-Bretagne est toujours en hausse et a même doublé depuis 1967 (cf. Synthèse de presse du 22/06/07). En 2006, 193 000 avortements ont été pratiqués, soit 3,9% de plus qu'en 2005, ce qui représente 18,3 avortements pour 1 000 femmes.

Cette augmentation concerne de plus en plus les mineures : le taux d'avortements était de 18,2‰ en 2006, contre 17,8‰ en 2005.

Un rapport récemment remis au gouvernement britannique met en cause la consommation d'alcool et de drogue pour expliquer cette hausse du nombre d'avortements : "le lien entre un comportement sexuel risqué et l'utilisation de drogue et d'alcool est bien établi". Ce rapport dénonce aussi le rôle des médias "promouvant des relations sexuelles très jeunes".

Par ailleurs, alors que certains grands prématurés de 23 semaines survivent, la législation britannique autorise l'avortement jusqu'à 24 semaines. "Cela signifie que, de deux bébés du même âge, l'un peut être avorté, tandis qu'un autre naîtra."

Au vu de ces éléments, un comité scientifique parlementaire lance cette semaine une période de consultation sur l'avortement qui, "en se cantonnant aux avancées scientifiques", pourrait aboutir à une révision de la loi de 1967

 

25 juin 2007 - USA - SOUTIEN DE L'AVORTEMENT (source www.genethique.org )

La Chambre des représentants a adopté jeudi dernier par 223 voix contre 201, un projet visant à renverser un texte en vigueur depuis 1984 à l'initiative du président Reagan, qui interdit de soutenir les organismes qui promeuvent à l'étranger l'avortement comme méthode de planning familial.

Si la proposition était aussi approuvée au Sénat, le président Bush a indiqué qu'il y mettrait son veto

 

22 juin 2007 - VATICAN - RAPPEL A L'ORDRE DE L'UCL PAR LE VATICAN
L’Université catholique de Louvain (UCL) pratique la fécondation in vitro, le diagnostic pré-implantatoire,  la recherche sur les cellules souches. Le 7 octobre 2002, l’UCL et les cliniques Saint-Luc et Mont-Godinne se sont notamment déclarées favorables au clonage thérapeutique.

Le Vatican vient d'inviter les spécialistes de la fécondation in vitro et de la recherche sur les cellules souches de l’Université catholique de Louvain (UCL) à s’expliquer sur certaines de leurs pratiques bioéthiques.

Le 5 décembre 2002, Jean-Paul II rappelait à leur intention que : "les centres universitaires qui portent le nom de catholique se doivent de respecter les lois de l’Église et le Magistère, notamment en matière de bioéthique. (…) Il est clair que les centres universitaires qui ne respectent pas les lois de l’Église et l’enseignement du Magistère, notamment en matière de bioéthique, ne peuvent pas se prévaloir du caractère d’université catholique".

 5 ans plus tard, Benoît XVI réitère la même exigence de cohérence. Les chercheurs de l'UCL ne se disent pas disposés à modifier leur ligne de conduite, quitte à y perdre leur label "catholique".

 

22 juin 2007 - USA - VETO EN MATIERE DE RECHERCHE SUR LES CELLULES SOUCHES EMBRYONNAIRES (source www.genethique.org )

Le président Bush a mis son veto, mercredi 20 juin, sur une proposition de loi autorisant le financement public de la recherche sur les cellules souches embryonnaires (cf. Synthèse de presse Genethique du 21/06/07).

En juillet 2006, Bush s'était déjà opposé à une proposition de loi similaire adoptée par le Congrès sur ce sujet sensible.

En même temps qu'il posait son veto, le président américain a publié un décret encourageant les chercheurs à coopérer avec les autorités fédérales pour mettre au point de nouveaux moyens d'obtenir des cellules souches sans détruire d'embryons. Il a rappelé : "nous voyons déjà de remarquables avancées de la science et des applications thérapeutiques de cellules souches prélevées sur des adultes et des enfants et dans le sang de cordons ombilicaux, sans dommage pour le donneur".

Le président Bush a mis son veto estimant que le texte "contraindrait les contribuables américains, pour la première fois de  notre histoire, à approuver la destruction délibérée d'embryons humains". Le président Bush a expliqué au Congrès et aux américains qu'il ne permettrait pas que le pays "franchisse une telle ligne morale".

Selon le Président Bush, "notre conscience devait nous conduire à poursuivre des recherches qui respectent la dignité humaine et soutiennent nos valeurs morales"

Il a rappelé enfin que "la destruction d'une vie naissante pour la recherche viole le principe qu'aucune vie ne peut être utilisée comme seul moyen pour parvenir à un bénéfice médical". "Les embryons humains et les fœtus, sont des membres de l'espèce humaine, ils ne sont pas des matières premières que l'on peut exploiter ou des produits que l'on peut vendre ou acheter."

Pour passer outre le veto présidentielle, le Congrès doit réunir deux tiers des votes.

Depuis son arrivée à la Maison Blanche, le président américain a mis 3 fois son veto sur le thème du financement public de la recherche sur les embryons (cf Synthèses de presse de Genethique du 18/08/01 et du 20/07/06).

22 juin 2007 - AMNESTY INTERNATIONAL ET L'AVORTEMENT (source www.genethique.org )
Dans la tribune du Monde, Guy Aurenche, avocat, président d'honneur de la Fédération internationale de l'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT) et ancien président de l'ACAT, revient sur la condamnation par le Vatican des actions d'Amnesty International en faveur de l'avortement.

En avril 2007, Amnesty International a demandé la dépénalisation de l’avortement "afin d’éliminer les avortements pratiqués dans de mauvaises conditions" ; elle a demandé aux Etats que "des services d'avortements accessibles et de bonne qualité soient à la disposition de toutes les femmes qui ont besoin dans le cas de grossesse non désirée consécutive à un viol, une agression sexuelle ou un inceste" ou dont la vie est en danger du fait de la grossesse (cf. Synthèse de presse Genethique du 14 et 15/06/07).

"En tant que catholique engagé", Guy Aurenche se dit "scandalisé" de l'attitude "pernicieuse" et "rigide" du Vatican qui ne "fait pas la distinction entre le souhait de voir l'avortement ne plus être pénalisé, et la promotion active de l'avortement", pourtant ce sont toujours sur ces cas "extrêmes" que les lobbies tentent de faire légaliser l'avortement avant de généraliser son autorisation.

Il dénonce "le sectarisme de certains mouvements "pro-life" (anti-avortement) qui ne reculent devant aucun moyen pour imposer leur vérité dogmatique".

Guy Aurenche regrette "que l'organe romain chargé de la défense de la justice, de la paix et des droits humains n'ait pas su résister à un tel esprit de croisade !".

Pour lui : "l'Eglise, en transformant la bonne nouvelle de la vie en vérité morale impérative et universelle, rend le message évangélique inaudible".

Et l'hebdomadaire La Vie, citant les propos de Guy Aurenche, de poser la question : "Serait-il désormais impossible d'être catholique et de soutenir Amnesty ?".

19 juin 2007 - MEXICO - EUTHANASIE

Le Parti de la révolution démocratique (PRD) va soumettre cette semaine à l'assemblée législative de Mexico un projet de loi légalisant l'euthanasie.

Le texte prévoit qu'un patient en phase terminale puisse déclarer à un notaire qu'il souhaite "ne pas recourir à des méthodes ou des instruments médicaux, chirurgicaux, thérapeutiques qui prolongent la vie", contre sa volonté.

C'est aussi le PRD qui avait fait voter la loi dépénalisant l'avortement et qui envisage de légaliser la prostitution.


8 juin 2007 - JAPON - Une « révolution » : Des cellules pluripotentes à partir de cellules adultes (ZENIT.org - Le Figaro (Jean-Michel Bader) 08/06/07 - Le Monde (Jean-Yves Nau) 08/07/06) Nouvelle victoire contre l’exploitation des embryons humains

La synthèse de presse de la fondation Jérôme Lejeune annonce cette « découverte révolutionnaire » que l’on peut obtenir « des cellules pluripotentes à partir de cellules adultes » (cf. http://www.genethique.org).

Une équipe de chercheurs japonais (Pr Shinya Yamanaka, Université de Kyoto) et deux équipes de chercheurs américains (Whitehead Institute for Biomedical Research de Cambridge, Massachusets - Harvard Stem Cell Institute de Boston) ont réussi à transformer des cellules de peau prélevées sur des souris adultes en cellules pluripotentes (cf. Synthèse de presse du 07/06/07).

Ces cellules ont été transformées sans utiliser d'embryons ni d'ovocytes humains, ce ne sont donc pas des cellules embryonnaires, mais bien des cellules adultes reprogrammées pour être pluripotentes.

Pour Hans Schöler du Max Plank Institute for Molecular Biomedicine de Munster, « c'est une réussite aussi importante que Dolly » (NDLR, première brebis clonée au monde).

Appliqués à l'espèce humaine, ces résultats révolutionneraient l'ensemble des recherches sur les cellules souches et rendraient définitivement vaines les recherches sur l'embryon qui posent de graves problèmes éthiques.

Jusqu'à aujourd'hui, la communauté scientifique s'accordait à dire qu'il était impossible d'obtenir qu'une cellule différenciée puisse revenir au stade d'une cellule souche indifférenciée et pluripotente.

Ces études ont été publiées mercredi 6 juin dans les revues Nature et Cell Stem Cell.

Le Pr Yamanaka avait déjà présenté ses travaux précurseurs au Congrès de Rome sur les cellules souches adultes, organisé par l’Académie pontificale pour la Vie, la Fédération internationale des associations médicales catholiques (FIAMC) et la Fondation Jérôme Lejeune, du 14 au 16 septembre 2006 (cf. Synthèse de presse du 18/09/06).

Aujourd'hui, ses publications, confirmées par deux autres équipes, font l'unanimité.
ZF07060810

30 mai 2007 - Mexico : La loi sur l'avortement pourrait être inconstitutionnelle - Action en justice contre la nouvelle loi 

 La loi sur l'avortement adoptée par la Ville de Mexico est inconstitutionnelle, soutiennent des opposants à cette loi, rapporte la synthèse de presse de la Fondation Jérôme Lejeune (http://www.genethique.org).

Certains membres du gouvernement et de la Commission nationale des Droits de l'homme ont engagé des poursuites devant la Cour suprême de Mexico à l'encontre de la loi adoptée par le parlement de la ville autorisant l'avortement jusqu'à 12 semaines (cf. Synthèse de presse du 25/04/07).

D'après eux, cette loi viole la constitution du pays dans laquelle est inscrite la protection du droit à la vie. Par ailleurs, l'assemblée législative de la ville de Mexico ne disposerait pas de l'autorité nécessaire à l'approbation de mesures liées à la santé.


24 mai 2007 - CHINE : La politique de l'enfant unique remise en cause - Manifestations dans tout le pays (ZENIT.org)

La politique de l'enfant unique est remise en cause en Chine, explique la synthèse de presse de la fondation Jérôme Lejeune (http://www.genethique.org).

La question a également fait l’objet de reportages en Italie : 23.000 manifestations auraient eu lieu dans le pays, en un an, à ce sujet.

Le Figaro et Libération reviennent sur les manifestations parfois violentes qui ont éclaté dans des villages du canton de Bobai dans le Guangxi contre la politique de contrôle des naissances (cf. Synthèse de presse du 23/05/07). En décembre dernier, le Comité central a reconduit « le travail du Planning familial pour résoudre les problèmes posés par le poids démographique » et sommé chaque province de rendre des comptes.

Critiqués pour la surpopulation de 1,58 millions d'habitants de leur canton, les dirigeants de Bobai ont lancé une campagne de stérilisation et d'avortements forcés. Suivant les consignes internes au parti et à l'administration : « d'ici au mois d'août, chaque fonctionnaire du canton devra avoir atteint deux objectifs : 1/ obtenir d'une personne, homme ou femme, qu'elle subisse la stérilisation ; 2/ collecter au moins 500 yuans au titre des frais de garde sociaux » (« amende renouvelable de 50 euros imposée aux couples contrevenants », selon Le Figaro).

Selon une note publiée par Boxun, site Internet dissident, les « inquisiteurs du canton de Bobai » avaient, à la date du 24 avril, collecté 7,8 millions de yuans et imposé à 17 268 femmes l'une des « quatre méthodes » du Planning familial : l'implantation vérifiée d'un stérilet chez les femmes ayant un enfant de trop, la stérilisation pour les mères de deux enfants et l'avortement déclenché ou chirurgical pour les contrevenantes enceintes.

Le quotidien South China Morning Post mentionne aussi une directive locale demandant à chaque membre du Planning familial d'examiner toutes les femmes et d'imposer une amende de 1 000 yuans à celles qui refuseraient de se prêter à l'examen. Ceux qui ne respecteraient pas la loi « seront imposés et le cas échéant stérilisés ».

Faute de vouloir ou pouvoir payer des amendes trop élevées, les familles sont battues, pillées : « les gens du Planning familial étaient comme les Japonais pendant la guerre, ils ont tout pris et détruit ce qui restait », raconte un villageois.

Ceux qui dénoncent les dérives de cette politique voulue par Pékin, comme Chen Guang-cheng, condamné à quatre ans et trois mois de prison, sont évincés. D'autres tentent encore de modifier la loi en vigueur, comme Ye Tingfang, député à la Conférence consultative politique (groupe de personnalités en marge du Parlement), qui a soumis une proposition de réforme, « restée lettre morte », au cours de la session de mars.

« La colère des paysans du Guangxi vient, elle, s'ajouter à la facture sociale de l'enfant unique déjà alourdie par le déséquilibre des naissances aux dépens des filles et le vieillissement accéléré de la population chinoise », conclut Libération.

21 mai 2007 - VATICAN - Les « embryons chimères » sont une offense à la dignité humaine - Déclaration de Mgr Elio Sgreccia, président de l’Académie pontificale pour la vie

Le jeudi 17 mai, le gouvernement britannique a approuvé une proposition de loi autorisant la création d’embryons hybrides, humains et animaux, en vue de la recherche.

Selon le président de l’Académie pontificale pour la vie, Mgr Elio Sgreccia, cette décision est une « offense » à la dignité humaine.

« La création d’un hybride homme-animal est une frontière que tout le monde – et pas seulement les associations religieuses – avait jusqu’ici bannie du domaine des biotechnologies. Et cela, justement parce que la dignité humaine est compromise, offensée, et qu’on peut ensuite créer des monstruosités des monstres à travers ces fécondations », a dit Mgr Sgreccia.

« Il est vrai que ces embryons sont ensuite supprimés, que les cellules sont prélevées, mais dans tous les cas, la création d’un être homme-animal, représente une grave violation, la plus grave, des lois de la nature », a-t-il expliqué au micro de « Radio Vatican ».

« La condamnation morale doit donc être totale, au nom de la raison et au nom même de la justice et de la science qui doivent rester au service de l’homme et respecter la nature humaine », a-t-il ajouté.

Mgr Sgreccia souhaite que la Communauté scientifique internationale confirme sa ligne de défense en faveur de « la conservation » et du « respect des espèces ».

« Jusqu’à présent, l’individu humain n’a pas été respecté, dans la mesure où les embryons sont immolés et sacrifiés de plusieurs manières et dans ces mêmes fécondations artificielles – a-t-il relevé –. Mais la frontière entre une espèce et l’autre était respectée. Or aujourd’hui, même cette barrière-là est abattue et les conséquences n’ont pas été calculées ».

Pour Mgr Sgreccia il n’y avait, par ailleurs, aucun besoin de prendre cette décision. « Si l’on cherche des cellules souches capables de soigner des maladies comme la maladie d’Alzheimer ou de Parkinson, il est absolument inutile de créer un hybride homme-animal, car il existe des cellules souches adultes, celles du cordon ombilical, celles de l’homme adulte, pour pouvoir faire face – en toute confiance – à ces frontières », a-t-il précisé.

Le président de l’Académie pontificale pour la vie regrette que « les scientifiques ne considèrent que l’avancée de leurs recherches » au détriment « d’éléments anthropologiques et philosophiques tels que le respect de la nature et le respect de l’ordre naturel ».

« La soif du savoir a ses limites - a poursuivi Mgr Sgreccia - , s’il n’est pas contrôlé par un sens de l’équilibre et par la raison humaine, toute cette soif d’expériences risque de bouleverser le sens moral du chercheur ».
ZF07052102

16 mai 2007 - La Banque mondiale finance la planification de la « reproduction » « Améliorer leur système de santé » (Source www.genethique.org et Infozine.com 04/05/07

La Banque mondiale a lancé une nouvelle campagne « santé, nutrition et population » pour « aider » les pays pauvres à développer et à améliorer leur système de santé, indique la synthèse de presse de la fondation Jérôme Lejeune (www.genethique.org).

La Banque mondiale choisit l'agrément de 1994 sur le planning familial et la santé sexuelle et reproductive comme point de référence dans ce domaine. Elle s'engage à fournir l'aide financière et technique nécessaires aux pays qui le demandent pour mettre en place cette planification.

« Les femmes supportent injustement le fardeau disproportionné de la santé sexuelle et reproductive des pays pauvres », déclare la Banque de Joy Phumaphi, ministre de la Santé du Botswana de 1999 à 2003. « Leur pleine et égale participation au développement dépend directement de leur accès essentiel à l'information sexuelle et reproductive. Cette campagne demande à la Banque mondiale d'aider les femmes, en collaboration avec le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), l'Organisation Mondiale pour la Santé (World Health Organisation), et les agences techniques de santé, à prendre des décisions volontaires et informées sur leur fertilité. »
ZF07051608


14 mai 2007 - ITALIE - Family Day : Plus d’un million de personnes à Rome pour défendre la famille (ZENIT.org)
Plus d’un million de personnes ont manifesté samedi, dans un climat de fête, devant la Basilique de Saint-Jean-de-Latran à Rome, pour sensibiliser l’opinion publique italienne et en particulier son gouvernement, à la nécessité de soutenir la famille.

Au départ ils étaient plusieurs centaines de milliers – affirment les organisateurs –, puis le nombre des participants n’a cessé d’augmenter, et à 18h00, ils étaient un million et de demi, selon l’un des deux porte-paroles du Family day, Savino Pezzotta.

Malgré les quelques polémiques et positions anticléricales de la veille, les témoignages et les interventions se sont enchaînés sur le podium, entrecoupés de choix de textes, de chansons et de jeux qui, dans une démonstration de grande humanité, ont exprimé tous ces gestes d’amour qui caractérisent la naissance, la vie et la capacité d’affronter les difficultés de la famille en général.

Le plus jeune des participants n’avait qu’un mois, le petit Thomas, alors que la plus âgée était une vaillante grand-mère de 93 ans.

Dans une myriade de couleurs, à dominante bleu et blanc, couleurs de la Vierge Marie, l’ensemble du secteur autour de la Basilique Saint-Jean-de-Latran fourmillait de banderoles en faveur de la famille, portées par les représentants de plus de 450 associations et des différentes réalités locales : « Famille une invention de Dieu », pouvait-on lire, ou encore « Dieu nous l’a donnée, gare à celui qui y touche », « Famille : une espérance pour l’humanité », « La famille construit l’avenir de tous », « La famille pour un ordre naturel et chrétien », « La famille chrétienne à l’image de la famille de Nazareth », « La famille sauve le monde ».

Le Chemin néocathécuménal avait mobilisé 200.000 membres pour participer à l’événement. On notait également une présence importante du Renouveau dans l’Esprit, de Famiglie Nuove (issu du Mouvement des Focolari) et de Communion et libération.

Les Eglises évangéliques italiennes étaient également présentes. D’après le pasteur Claudio Zappalà, 95% des Eglises évangéliques pentecôtistes ont adhéré, avec leurs familles, au Family day.

« Aujourd’hui nous sommes ici pour que la voix des familles italiennes résonne encore plus fort », a déclaré Giovanni Giacobbe, Président du Forum des Associations familiales, dans son intervention lors du rassemblement.

Pour sa part, Eugenia Roccella, porte-parole de la Family day, a mis l’accent sur « la beauté de la manifestation, égayée par tous ces enfants » et a remercié « toutes les femmes » pour : « cette passion, cet amour et cette générosité qui caractérisent les efforts qu’elles mettent à construire et à porter leur famille ».

La porte-parole du Family day a éga