CLONAGE

Le clonage humain ? Pourquoi ? Comment ? Reproductif ou dit "thérapeuthique", qu'en pensez ? Y-a-t'il des alternatives ?? 

2 documents essentiels pour comprendre:

Production et usage des cellules souches embryonnaires humaines - Déclaration de "l´Académie pontificale pour la Vie"

Dossier Clonage de "Gènéthique"

 
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Dossier Clonage de "Gènéthique"
Réaction du CFJD
aux NATIONS UNIES
en EUROPE
en GRANDE-BRETAGNE
et en BELGIQUE ??

 

Réaction du CFJD -
Centre Français pour la Justice et les Droits fondamentaux de la personne humaine

"Du point de vue éthique le soi-disant clonage thérapeutique est doublement illicite parce que la procédure du clonage est contre nature et aussi parce qu'il supprime l'embryon cloné. (…) S'il est monstrueux de cloner une personne, c'est encore plus monstrueux de supprimer aussi l'embryon pour le soumettre à une utilisation thérapeutique". Mgr Elio Sgreccia, vice-président de l'Académie Pontificale pour la Vie.

"L'APPEL A LA CONSCIENCE DES ELUS" a déjà réuni plus de 2.000 signataires.

Après l'annonce du premier clonage humain, il est plus que jamais nécessaire de poursuivre notre mobilisation. 

Vendredi 13 février a été annoncée la création des premiers embryons humains par clonage.

Les biologistes sud-coréens ont utilisé 16 femmes dont ils ont stimulé par hormones les fonctions ovariennes, prélevant un total de 242 ovocytes, soit 15 par femme.

Chaque ovocyte a été énucléé, son noyau étant remplacé par celui d'une cellule issue de la même femme.

A partir de ces 242 ovocytes, les chercheurs coréens ont produit 30 embryons humains clonés. Ces embryons clonés, s'ils avaient été réimplantés dans l'utérus d'une femme, auraient pu se développer naturellement jusqu'à leur naissance.

En l'occurrence, ils ont été "cultivés" in vitro jusqu'au stade de blastocyste afin d'en prélever des cellules-souches. Ces dernières n'ont pu être isolées et cultivées que sur un seul de ces embryons humains.

Déjà, certains chercheurs français se félicitent de cette "avancée", d'ailleurs interdite formellement par la Convention de biomédecine du Conseil de l'Europe. La possibilité prévue par la loi bioéthique, actuellement en discussion, d'exploiter les embryons dits "surnuméraires", c'est-à-dire, résultant des Fécondations in Vitro (FIV), ne leur suffit plus. "Cette insistance sur le chemin du clonage, dit thérapeutique, avec des fins mirobolantes, a expliqué Mgr Sgreccia, donne l'impression qu'il s'agit d'une bataille politique, une volonté d'obtenir à la fin la liberté de faire de l'embryon humain ce que l'on veut sur le plan industriel".

La dynamique subversive de ce que l'on ose encore appeler bio-"éthique" est ici manifeste.

Qui l'arrêtera ?

SUR LE PLAN LEGAL, LA MOBILISATION PORTE SES FRUITS. IL SEMBLE QUE LE PARLEMENT FRANÇAIS RENONCE A ADOPTER LA LOI BIOETHIQUE EN FEVRIER, REPOUSSANT SON VOTE APRES LES ELECTIONS. Par la pression exercée sur le Parlement, l'adoption de cette loi est sans cesse repoussée depuis 1999. C'est pourquoi il est essentiel de faire preuve de persévérance, face à nous, les groupes industriels biotechnologiques exercent leur lobbying, avec des moyens bien supérieurs aux nôtres.

NOUS VOUS INVITONS UNE NOUVELLE FOIS A SIGNER ET A FAIRE SIGNER "L'APPEL A LA CONSCIENCE DES ELUS", POUR QUE SOIT NOTAMMENT INTERDIT TOUTE FORME DE CLONAGE HUMAIN.

Proche du clonage dans l'esprit, le projet de loi bioéthique prévoit la création de « BEBE-MEDICAMENT » ou « bébé-instrument ».

Cette disposition est introduite de façon insidieuse à l’article 17 de ce projet de loi :

« […] 3°bis A – Après l’article L. 2131-4, il est inséré un article L. 2131-4-1 A ainsi rédigé :

Art. L. 2131-4-1 A.- Par dérogation aux dispositions prévues par le cinquième alinéa de l’article L. 2131-4, le diagnostic biologique effectué à partir de cellules prélevées sur l’embryon in vitro peut également être autorisé, à titre expérimental, lorsque les conditions suivantes sont réunies :

- le couple a donné naissance à un enfant atteint d’une maladie génétique entraînant la mort dès les premières années de la vie et reconnue comme incurable au moment du diagnostic ;

- le pronostic vital de cet enfant peut être amélioré, de façon décisive, par l’application sur celui-ci d’une thérapeutique ne portant pas atteinte à l’intégrité du corps de l’enfant né du transfert de l’embryon in utero, conformément à l’article 16-3 du code civil ; […] ».

La subtilité de cet article mérite que l’on s’y arrête un instant :

- dans l’expression « le pronostic vital de cet enfant », le « cet enfant » renvoie au cas précédent (« le couple a donné naissance à un enfant atteint d’une maladie génétique… ») ;

- à la suite, l’expression « ne portant pas atteinte à l’intégrité du corps de l’enfant né du transfert de l’embryon in utero », la précision « du corps de l’enfant né » désigne le deuxième enfant, celui qui sera l’objet d’un diagnostic pré-implantatoire (DPI) – le futur « bébé-médicament » !

Autrement dit, si un premier enfant est « atteint d’une maladie génétique… », on a l’autorisation de produire in vitro des embryons, de pratiquer sur eux un diagnostique pré-implantatoire (DPI) afin de sélectionner le nouvel enfant grâce auquel, quand il sera né, pourrait être pratiquée une thérapie.

En un mot, si un enfant naît malade, cette disposition légalise la production et la sélection in vitro d'un second enfant afin de prélever sur lui les éléments utiles au premier !

Certes, le second enfant n’est pas voué à la mort ; le texte précise que, né, l’intégrité de son corps devra être respectée. Cependant, à ce stade, nous pouvons déjà relever la gravité de cette disposition qui, outre le sort des autres embryons sains (jugés inutiles, ils sont pour l'essentiel destinés à la destruction), entraîne :

- L’instrumentalisation de l’enfant qui va naître ;

- La mise en cause du sens de la naissance du 2d enfant, de sa présence ;

- L’aliénation avant même la naissance d'une partie de la liberté du 2d enfant (aura-t-il le droit de refuser son concours à la thérapie ?).

De plus :

- Le moindre prélèvement sur ce deuxième enfant constitue, de fait, une atteinte à son corps : n’y a-t-il pas contradiction avec le texte initial ?

- Cet enfant, « programmé » pour aider un aîné, se verra reprocher son coût si l’efficacité du traitement est insuffisante ; pire encore, quel regard portera-t-on sur cet enfant si, in fine, il ne peut être "utilisé" aux fins thérapeutiques envisagées initialement ?

- Que deviendra cet enfant, encore fœtus, si l’aîné meurt avant que l’on ait pu appliquer la thérapie ?

En matière de bioéthique, le législateur va toujours plus loin. Les contrôles, d'ailleurs plus symboliques qu'effectifs (quelle administration serait compétente pour vérifier ce qu'il y a au fond d'une éprouvette ?) diminuent avec le temps (on passe, par exemple, d’une autorisation préalable à une simple déclaration). Même rigoureux, l'existence de contrôles ne change en rien l'immoralité des actes en cause.

Après le franchissement de ce nouveau pas, quelle sera la prochaine étape ?

Sans aucun doute, la tentative de légalisation du clonage dit thérapeutique. Mais pourquoi s'arrêter en si bon chemin ? Pourquoi ne pas ajouter des gènes au second embryon pour le rendre encore plus utile à l’aîné ? (Création « d'enfants génétiquement modifiés » E.G.M.)

Quoi qu'il en soit, compte tenu du faible degré de protection de l’embryon en France, tout est envisageable, et même probable, tant la bioéthique est engagée sans retenue suffisante sur une pente glissante.

En somme, dans ce projet de loi bioéthique, le législateur ouvre une porte avec, comme toujours, le « cœur sur la main et plein de bonnes intentions ».

La porte est discrète, « sous contrôle », mais la voie est ouverte…

Il est plus que jamais nécessaire de poursuivre notre mobilisation. Signez et faîtes signer l'Appel. Merci.

Vous remerciant, recevez, Madame, Monsieur, l'assurance de nos sentiments dévoués,

Le CFJD.

 

 

 

 Aux NATIONS UNIES

Le Projet de Convention contre le clonage est reporté


Pour rappel, le 10 août 2001, la France et l’Allemagne saisissaient le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, pour que débute une négociation sur “ une convention universelle interdisant le clonage humain à des fins de reproduction ”.
En novembre 2001, la sixième commission de l'ONU recommandait la création d'un comité spécial pour étudier l’élaboration éventuelle d’une convention internationale contre le clonage d’êtres humains à des fins de reproduction.

Lors de la première réunion de ce comité en février dernier, la proposition présentée par l'Allemagne et la France de condamner le clonage reproductif et d'élaborer une convention juridiquement contraignante visant son interdiction a reçu un soutien massif. Néanmoins, les délégations sont restées divisées sur la question du clonage thérapeutique.

Alors que des pays comme la Chine et la France considéraient que le clonage thérapeutique devait être distingué du clonage reproductif et ne devait pas être inclus dans l'interdiction que vise la future convention, des pays comme l'Espagne ou les Etats-Unis estimaient que la distinction faite entre clonage thérapeutique et clonage reproductif était sans fondement scientifique.

Au nom des pays nordiques, la représentante de la Suède a souhaité que la future convention ne porte que sur le clonage reproductif afin de ne pas perdre de temps à élargir la discussion à d'autres thèmes.

En octobre, lors d'une nouvelle séance, les deux projets de résolution ont été débattus sans pour autant arriver à une décision commune. L’un est en faveur d’une interdiction complète de toute forme de clonage - soutenu par l’Espagne, les Philippines et les Etats-Unis et une trentaine d'autres pays. L’autre, issu de l'initiative conjointe de la France et de l’Allemagne, vise une interdiction limitée au clonage dit "reproductif".

Face au désaccord profond entre les deux partis, la décision d'une convention commune a été reportée à l’année prochaine.

D'autres infos sont disponibles sur le site www.euro-fam.org




ZF02022807
Tandis que les Nations Unies s'approchent de l'interdiction universelle du clonage reproductif, la Grande Bretagne ouvre la porte au clonage dit "thérapeutique", indique la revue de presse de la Fondation Jérôme Lejeune genethique.org.

La Fondation propose un dossier complet sur le clonage, à partir du B-A=BA pour comprendre en qui consiste cette technique.

Clonage reproductif: consensus
Les délégations du Comité spécial sur la convention internationale contre le clonage d’êtres humains à des fins de reproduction sont unanimes pour condamner le clonage reproductif et favorables à l'élaboration d'une convention juridiquement contraignante visant son interdiction. La proposition présentée par l'Allemagne et la France a reçu un soutien massif. Le représentant allemand a souhaité qu'un mandat de négociation soit rapidement adopté en vue de l'adoption de la convention d’ici à la fin 2003.

Clonage "thérapeutique": discussions
Les délégations restent cependant divisées sur la question du clonage thérapeutique. Certains pays, comme la Chine, considèrent que le clonage thérapeutique doit être distingué du clonage reproductif et ne doit pas être inclus dans l'interdiction que vise la future convention. D'autres pays, tels que l'Espagne, les Etats-Unis, ou l'Ouganda estiment que la distinction faite entre clonage thérapeutique et clonage reproductif est sans fondement éthique. Ainsi, Antonio Campos, représentant espagnol, a fait valoir que " l'embryon est un être humain, quel que soit le stade de son développement, ce qui exclut qu’on puisse le détruire à des fins utilitaires ".

Une certaine hâte
La représentante de la Suède a souhaité, au nom des pays nordiques, que la future convention ne porte que sur le clonage reproductif afin de ne pas perdre de temps à élargir la discussion à d'autres thèmes.

Les délégations
Les délégations présentes viennent d'Allemagne, du Brésil, de Chine, du Costa Rica, de Croatie, d'Espagne, des Etats-Unis, de France, du Japon, du Liechtenstein, de Malaisie, d'Ouganda, du Portugal, de République de Corée, de Russie, du Saint-Siège, de Suède, de la Commission européenne, de l'OMS et de l'UNESCO.

Le document de travail
Lisez en ligne le document de travail en vue de l'élaboration d'une convention interdisant le clonage reproductif à l'adresse: http://www.un.org/News/fr-press/docs/2002/L2976.doc.htm.

En EUROPE

21 novembre 2002 - EUROPE - CLONAGE - Le Parlement Européen réclame l'interdiction de toutes formes de clonage (Source: Euro-fam) A l'occasion du vote d'un "Rapport sur la communication de la Commission concernant les sciences du vivant et la biotechnologie – une stratégie pour l'Europe" (rapport Elisa Maria Damião), les députés européens ont adopté par 271 voix contre 154 un amendement introduisant dans le paragraphe 20 un appel à la Commission et aux Etats-Membres pour une interdiction de toute forme de clonage.

Le nouvel article adopté est ainsi rédigé :
"[Le Parlement Européen] rappelle solennellement qu'il faut respecter la vie et la dignité de tout être humain, quel que soit son stade de développement et son état de santé, et rejette toute forme de recherche ou d'utilisation des sciences du vivant et de la biotechnologie contraire à ce principe fondamental;
insiste à nouveau pour qu'il y ait une interdiction universelle et spécifique, au niveau des Nations unies, du clonage des êtres humains à tous les stades de formation et de développement et invite instamment la Commission et les États membres à oeuvrer à cette fin"

En GRANDE-BRETAGNE

Le choix britannique
Les scientifiques britanniques ont obtenu définitivement le feu vert pour le clonage limité d’embryons humains à des fins thérapeutiques. Le 27 février 2002, une commission de la Chambre des Lords a en effet autorisé, sous certaines conditions, la recherche sur les cellules souches adultes et embryonnaires, y compris issus d’embryons clonés sur le modèle utilisé pour fabriquer la brebis Dolly.

Cette décision conforte la réglementation sur la fertilisation humaine élaborée l’année dernière en Grande-Bretagne. Selon la commission « les recherches sur des cellules souches embryonnaires sont, scientifiquement indispensables dans la mesure où certaines thérapies feront appel à des cellules embryonnaires ».

Évoquant les dérives possibles vers le clonage reproductif, la commission a rappelé que la législation avait d’ores et déjà prohibé cette pratique en condamnant tout contrevenant à une peine de dix ans d’emprisonnement et à une forte amende.

Le Conseil britannique de la recherche médicale s’est félicité de cette décision et a indiqué qu’il voulait créer la première banque mondiale de cellules souches issues d’embryons humains. ZF02022807


En BELGIQUE

En Belgique, le débat est noyé dans celui de l'expérimentation et de la production d'embryons humains à des fins de recherches scientifiques (voir notre dossier)