CLONAGE

Le clonage humain ? Pourquoi ? Comment ? Reproductif ou dit "thérapeuthique", qu'en pensez ? Y-a-t'il des alternatives ?? 

2 documents essentiels pour comprendre:

Production et usage des cellules souches embryonnaires humaines - Déclaration de "l´Académie pontificale pour la Vie"

Dossier Clonage de "Gènéthique"

 
Le point sur le débat... Actualité: Voyez nos NEWS
ou
Dossier Clonage de "Gènéthique"
aux NATIONS UNIES
en EUROPE
en GRANDE-BRETAGNE
et en BELGIQUE ??

 

D'autres informations encore....

Copycat
Après la grande publicité faite autour de la naissance par clonage du chaton "Copycat", Gènéthique.org confirme que l'état de santé de "Copycat" est aussi peu probant que celui des autres animaux clonés depuis Dolly. Aucune garantie de santé à long terme n'est assurée.
Cette première initiative de clonage d'un animal domestique a été financée, à hauteur de 3,7 millions de dollars, par des fonds privés à l'Université A&M du Texas. Rappelons qu'il n'a pas fallu moins de 87 embryons clonés pour obtenir une gestation réussie.

 

 

 Aux NATIONS UNIES

Le Projet de Convention contre le clonage est reporté à 2003


Pour rappel, le 10 août 2001, la France et l’Allemagne saisissaient le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, pour que débute une négociation sur “ une convention universelle interdisant le clonage humain à des fins de reproduction ”.
En novembre 2001, la sixième commission de l'ONU recommandait la création d'un comité spécial pour étudier l’élaboration éventuelle d’une convention internationale contre le clonage d’êtres humains à des fins de reproduction.

Lors de la première réunion de ce comité en février dernier, la proposition présentée par l'Allemagne et la France de condamner le clonage reproductif et d'élaborer une convention juridiquement contraignante visant son interdiction a reçu un soutien massif. Néanmoins, les délégations sont restées divisées sur la question du clonage thérapeutique.

Alors que des pays comme la Chine et la France considéraient que le clonage thérapeutique devait être distingué du clonage reproductif et ne devait pas être inclus dans l'interdiction que vise la future convention, des pays comme l'Espagne ou les Etats-Unis estimaient que la distinction faite entre clonage thérapeutique et clonage reproductif était sans fondement scientifique.

Au nom des pays nordiques, la représentante de la Suède a souhaité que la future convention ne porte que sur le clonage reproductif afin de ne pas perdre de temps à élargir la discussion à d'autres thèmes.

En octobre, lors d'une nouvelle séance, les deux projets de résolution ont été débattus sans pour autant arriver à une décision commune. L’un est en faveur d’une interdiction complète de toute forme de clonage - soutenu par l’Espagne, les Philippines et les Etats-Unis et une trentaine d'autres pays. L’autre, issu de l'initiative conjointe de la France et de l’Allemagne, vise une interdiction limitée au clonage dit "reproductif".

Face au désaccord profond entre les deux partis, la décision d'une convention commune a été reportée à l’année prochaine.

D'autres infos sont disponibles sur le site www.euro-fam.org




ZF02022807
Tandis que les Nations Unies s'approchent de l'interdiction universelle du clonage reproductif, la Grande Bretagne ouvre la porte au clonage dit "thérapeutique", indique la revue de presse de la Fondation Jérôme Lejeune genethique.org.

La Fondation propose un dossier complet sur le clonage, à partir du B-A=BA pour comprendre en qui consiste cette technique.

Clonage reproductif: consensus
Les délégations du Comité spécial sur la convention internationale contre le clonage d’êtres humains à des fins de reproduction sont unanimes pour condamner le clonage reproductif et favorables à l'élaboration d'une convention juridiquement contraignante visant son interdiction. La proposition présentée par l'Allemagne et la France a reçu un soutien massif. Le représentant allemand a souhaité qu'un mandat de négociation soit rapidement adopté en vue de l'adoption de la convention d’ici à la fin 2003.

Clonage "thérapeutique": discussions
Les délégations restent cependant divisées sur la question du clonage thérapeutique. Certains pays, comme la Chine, considèrent que le clonage thérapeutique doit être distingué du clonage reproductif et ne doit pas être inclus dans l'interdiction que vise la future convention. D'autres pays, tels que l'Espagne, les Etats-Unis, ou l'Ouganda estiment que la distinction faite entre clonage thérapeutique et clonage reproductif est sans fondement éthique. Ainsi, Antonio Campos, représentant espagnol, a fait valoir que " l'embryon est un être humain, quel que soit le stade de son développement, ce qui exclut qu’on puisse le détruire à des fins utilitaires ".

Une certaine hâte
La représentante de la Suède a souhaité, au nom des pays nordiques, que la future convention ne porte que sur le clonage reproductif afin de ne pas perdre de temps à élargir la discussion à d'autres thèmes.

Les délégations
Les délégations présentes viennent d'Allemagne, du Brésil, de Chine, du Costa Rica, de Croatie, d'Espagne, des Etats-Unis, de France, du Japon, du Liechtenstein, de Malaisie, d'Ouganda, du Portugal, de République de Corée, de Russie, du Saint-Siège, de Suède, de la Commission européenne, de l'OMS et de l'UNESCO.

Le document de travail
Lisez en ligne le document de travail en vue de l'élaboration d'une convention interdisant le clonage reproductif à l'adresse: http://www.un.org/News/fr-press/docs/2002/L2976.doc.htm.

En EUROPE

21 novembre 2002 - EUROPE - CLONAGE - Le Parlement Européen réclame l'interdiction de toutes formes de clonage (Source: Euro-fam) A l'occasion du vote d'un "Rapport sur la communication de la Commission concernant les sciences du vivant et la biotechnologie – une stratégie pour l'Europe" (rapport Elisa Maria Damião), les députés européens ont adopté par 271 voix contre 154 un amendement introduisant dans le paragraphe 20 un appel à la Commission et aux Etats-Membres pour une interdiction de toute forme de clonage.

Le nouvel article adopté est ainsi rédigé :
"[Le Parlement Européen] rappelle solennellement qu'il faut respecter la vie et la dignité de tout être humain, quel que soit son stade de développement et son état de santé, et rejette toute forme de recherche ou d'utilisation des sciences du vivant et de la biotechnologie contraire à ce principe fondamental;
insiste à nouveau pour qu'il y ait une interdiction universelle et spécifique, au niveau des Nations unies, du clonage des êtres humains à tous les stades de formation et de développement et invite instamment la Commission et les États membres à oeuvrer à cette fin"

En GRANDE-BRETAGNE

Le choix britannique
Les scientifiques britanniques ont obtenu définitivement le feu vert pour le clonage limité d’embryons humains à des fins thérapeutiques. Le 27 février 2002, une commission de la Chambre des Lords a en effet autorisé, sous certaines conditions, la recherche sur les cellules souches adultes et embryonnaires, y compris issus d’embryons clonés sur le modèle utilisé pour fabriquer la brebis Dolly.

Cette décision conforte la réglementation sur la fertilisation humaine élaborée l’année dernière en Grande-Bretagne. Selon la commission « les recherches sur des cellules souches embryonnaires sont, scientifiquement indispensables dans la mesure où certaines thérapies feront appel à des cellules embryonnaires ».

Évoquant les dérives possibles vers le clonage reproductif, la commission a rappelé que la législation avait d’ores et déjà prohibé cette pratique en condamnant tout contrevenant à une peine de dix ans d’emprisonnement et à une forte amende.

Le Conseil britannique de la recherche médicale s’est félicité de cette décision et a indiqué qu’il voulait créer la première banque mondiale de cellules souches issues d’embryons humains. ZF02022807


En BELGIQUE

En Belgique, le débat est noyé dans celui de l'expérimentation et de la production d'embryons humains à des fins de recherches scientifiques (voir notre dossier)