Pélerinage des Pélerins Pour la Vie sur la tombe du Roi Baudouin 9 mai 2004

Ce 9 mai se déroulait à Bruxelles le Pèlerinage annuel sur la tombe du Roi Baudouin organisé par les Pèlerins Pour la Vie. A l'occasion de la Sainte Messe dite par Monseigneur Léonard, celui-ci n'a pas manqué, lors de son homélie, de témoigner de l'attachement de l'Eglise pour la Vie et ceux qui la défendent.

Mgr. André-Mutien Léonard, Evêque de NamurDès l'entame, le ton est donné:
"Les paroles solennelles de Jésus dans l'Evangile sont prononcées la veille du jour où, comme le dit le Prophète, il sera amené comme un agneau à la boucherie".
L'instant suivant, c'est la polémique relative au film de Mel Gibson qui est écartée, voire ignorée: "si vous avez vu le film de Mel Gibson [...] , vous comprenez un peu mieux ce que c'est que l'agneau que l'on mène à la boucherie...et le sens de cette Passion".  Grâce à la Résurrection qui la suivra, nous pouvons, ajoute l'Evêque, contempler dès maintenant la Jérusalem Céleste et déclarer que Dieu essuiera toute larme et qu'il n'y aura plus ni mort, ni pleurs, ni cri car l'ancien monde s'en sera allé et que Dieu fera toute chose nouvelle. La Vie engendrera la Vie et prolifèrera de la Vie.

Mgr. Léonard insiste en visant clairement les défenseurs de la Vie: les Apôtres rapportent du fruit car le Seigneur ressuscité travaille avec eux et qu'il y a dans le monde cette énergie nouvelle de la Résurrection de Pâques. "Ce qui nous réunis en ce jour, c'est l'amour de ceux qui sont les plus menacés, à savoir ceux qui sont au premier ou au second bout de la vie terrestre : à savoir, ceux qui se trouvent dans le sein maternel ou dans les éprouvettes de laboratoire ou ceux qui se trouvent à la fin de la vie". Tous ceux qui, relève Mgr. Léonard, sont menacés dans ces hypothèses du fait de certaines législations....

Prenant le cas du diagnostic pré-natal, l'Evêque n'a pas manqué de dénoncer la logique de mort qui incite les praticiens à suggérer la mort de celui qui n'est pas "normal". Quant à la question de l'avortement, il nous rappelle avec lucidité que si les promoteurs de l'avortement sont parvenus à convaincre une partie de l'opinion publique, c'est principalement parce qu'ils s'adressaient à des "déjà-nés" et que la perspective d'une rétroactivité de la loi aurait eu pour effet sa non adoption par les parlementaires susceptibles alors d'en être eux-mêmes victimes... Comme le dit fort justement Mgr Léonard, "nous sommes des embryons qui ont été respectés, [...]  des embryons arrivés à maturité, et quand Jésus nous dit "aimez-vous comme je vous ai aimé", cet amour passe aussi et notamment par le respect pour ces minuscules morula, blastula, embryons, ces fœtus que nous avons tous été".

Le combat pour la Vie et l'Evangile de la Vie est un combat urgent et extrêmement lourd de conséquence dans le monde d'aujourd'hui et nous devons prier et agir pour que nos législations soient dans un premier temps sinon bonnes, du moins moins mauvaises qu'actuellement.

Nous devons aussi savoir, poursuit Mgr Léonard, que ceux qui n'ont pas vu le jour pour quelle que raison que ce soit n'ont pas été anéantis ! Et ceux que l'indifférence ou la cruauté humaine ont fait mourir, Dieu les a accueillis.

Et dans un élan final, l'Evêque de Namur conclut: "Tout comme le Père a glorifié son Fils humilié, de même, le Seigneur accueille et transfigure et glorifie en Lui tous ceux dont le monde ne veut pas et fait disparaître dans les poubelles de l'avortement. Il y a dans la puissance de la Résurrection de quoi sauver toutes les Vies humaines".